Bernard Clerfayt : «La fusion des zones de police ne répond à aucun besoin»

Policiers bruxellois en vélo | La police en Région de Bruxelles-Capitale est organisée en 6 zones

Ce mardi 14 juillet, en Commission des Affaires Intérieures, Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois des Pouvoirs locaux, a répondu aux questions des députés bruxellois sur les zones de police. L’occasion pour le Ministre de rappeler que le fonctionnement de la police bruxelloise en six zones a un coût moindre que dans les autres grandes villes et que la police y est plus efficace car la criminalité est en baisse.

« Bruxelles, pour un coût moins important qu’ailleurs, est l’une des villes les plus sûres de Belgique. Et il est étonnant qu’elle soit mise sur les bancs des accusés en matière d’insécurité. La fusion des zones de police ne répond à aucun besoin. Au contraire, les zones de police permettent d’effectuer un travail de terrain conformément aux besoins du quartier. C’est pour cela que notre système bruxellois de police est plus efficace »

« Le coût moyen est plus faible qu’en Flandre et qu’en Wallonie. Il est donc faux de prétendre que l’organisation décentralisée de la police bruxelloise est un facteur de surcoût », explique Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois des Pouvoirs Locaux.

Bruxelles, comme toutes les autres grandes zones urbaines, connaît son lot de faits criminels et délictueux. Si certains politiques, principalement flamands, voient la fusion des zones de police comme la solution pour mettre fin à l’insécurité, une étude de l’université de Gand démontre que cette fusion n’aurait aucune plus-value.

Mais ce fonctionnement en six zones est-il efficace ? Car, il y a une forte attente de la part des citoyens pour un bon fonctionnement de la police. Tous veulent, de meilleurs résultats au moindre coût. D’après l’étude de l’université de Gand, Bruxelles connaît un taux de criminalité égal ou inférieur aux autres grandes villes belges. Les grandes villes belges présentent un taux de criminalité moyen de 130 cas pour 1000 habitants. Par rapport à cette moyenne, la Région bruxelloise connait un profil plus calme avec 118 faits criminels pour 1000 habitants.