Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Dans une ville-région en pleine mutation, les besoins des entreprises évoluent et la crise que nous traversons révèle et accélère les changements. C'est pourquoi le Ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle met en place des politiques pour que les compétences, les savoir-faire et les qualifications des Bruxellois évoluent et s'adaptent aux changements en cours.

Quelques actions du Ministre de l'Emploi :

Cette crise a accéléré l'intégration des outils numériques par les entreprises et par les services publics. Pour les chercheurs d’emploi, cela suppose l'acquisition de qualifications complémentaires dans ce contexte de transition numérique. Nous devons mettre en œuvre des moyens renforcés en formation et en accompagnement pour que les transformations du marché du travail deviennent des opportunités pour les Bruxellois.

Le Ministre de l’Emploi veut mener une politique qui permette aux Bruxellois et aux Bruxelloises de s'adapter aux changements en cours

La formation professionnelle, levier d’une politique de l’emploi efficace

La formation professionnelle permet d'améliorer l’employabilité des Bruxellois. Adapter l’offre de formation en fonction des besoins des entreprises est donc crucial.

Dans ce contexte de crise sanitaire, le gouvernement bruxellois a dégagé des moyens supplémentaires pour renforcer l’offre de formation dans les secteurs les plus sollicités : 720.000 € en 2020 et 2.163.000 € en 2021.

Ces moyens permettent à Bruxelles Formation d’ouvrir 500 places supplémentaires pour des formations dans les secteurs de la santé, de l’industrie technologique, du digital, du Marketing digital, de la gestion et du management, etc.

Pour répondre à l’appel des secteurs en demande, 20 classes de formation sont créées dans les secteurs des technologies et de la communication numérique, dans la logistique, la menuiserie, la mécanique cycles et motos, etc.

Les formations en ligne sont renforcées pour les chercheurs d’emploi : 1000 places supplémentaires et possibilité de recourir à un coaching en ligne accru, gage de poursuite de la formation.

Le revenu de formation sera mis en place dans le cadre des contraintes de la législation fiscale et dans un souci d’avantage effectif pour les bénéficiaires chercheurs d’emploi.

La formation en entreprise et la formation en alternance seront également intensifiées pour répondre aux difficultés de recrutement des entreprises.

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Développer les partenariats public-privé

En renforçant les structures de coopération ou en les mettant en place, le Gouvernement veut mobiliser les acteurs publics et privés travaillant sur le territoire.

Les Pôles Formation Emploi (PFE) concrétisent cette volonté en rassemblant en un seul lieu l'offre de formation d'un secteur professionnel. Chaque PFE propose des prestations telles que l'identification et la validation des compétences, la sensibilisation aux métiers du secteur (vitrine des métiers), la veille sectorielle, ainsi que le matching emploi des stagiaires formés. 

Quatre Pôles Formation Emploi sont d’ores et déjà opérationnels : Digitalcity pour se former aux métiers du numérique, Logisticity pour le secteur logistique et transport, Technicity pour le maintien et l’acquisition de compétences dans le secteur des industries technologiques et Construcity est le Pôle Formation Emploi de la construction.

Le Gouvernement soutiendra aussi la création d’un Pôle Formation Emploi en lien avec le secteur de l’alimentation.

La Garantie Solutions pour tous

L’accompagnement individuel des chercheurs d’emploi sera renforcé et il leur sera proposé : soit un emploi, soit un stage, soit une formation, soit une validation de compétences.

Dans les quartiers à déterminer, une expérimentation de projets pilotes «Zéro chômeur de longue durée» sera poursuivie en partenariat avec les acteurs de terrain. Les premières conclusions d’expériences similaires menées en France et les analyses en cours permettront de définir les modalités opérationnelles du projet.

Des emplois durables et de qualité

Le Ministre de l’Emploi lancera la réforme du dispositif de « congé-éducation payé » pour en faire un outil de formation continue, essentielle dans le cadre de la mutation du marché du travail.

De manière transversale, le Ministre de l’Emploi veut renforcer la durabilité et la qualité des emplois :

  • conciliation vie professionnelle – vie privée;
  • ciblage des métiers d’avenir liés à la transition environnementale;
  • listage des métiers en pénurie par View.brussels, l’observatoire bruxellois de l’emploi et de la formation, qui permet aux chercheurs d’emploi de consulter les filières donnant plus directement accès à un emploi durable.
  • mise en place des cellules de reconversion emploi-formation en vue du reclassement et de la reconversion des travailleurs.

Les métiers d'avenir : en lien avec la transformation environnementale. Ici l'exemple du commerce durable privilégiant la vente "zéro déchet".

Une politique d’emploi inclusive

Les statistiques rassemblées par Unia révèlent une hausse des discriminations à l’embauche. Sur la base de l’évaluation du dispositif de l’ordonnance « testing », le Gouvernement analysera l’opportunité d’adapter le cadre réglementaire pour renforcer la lutte contre ces discriminations à l'embauche.

Le Gouvernement adoptera également un plan transversal pour l’inclusion de la jeunesse bruxelloise. Ce plan mobilisera entre autres les acteurs de l’emploi et de la formation.

Afin d’améliorer l’intégration socio-professionnelle des ressortissants étrangers, le Gouvernement évaluera la procédure d’octroi et de renouvellement des permis de travail.

Le Gouvernement bruxellois mettra en œuvre un régime de prime de soutien spécifique aux employeurs pour les travailleurs en situation de handicap.

Une offre pour l’alphabétisation renforcée dès 2021

Le nombre de places pour stagiaires en alphabétisation est passé de 941 places en 2020 à 1131 places en 2021, soit une augmentation relative de 20%. Les formations « Français langue étrangère » accueilleront jusqu’à 1621 personnes au cours de cette année 2021.

Dès l’entame du parcours d’alphabétisation comme à la suite de celui-ci, il faut faciliter l’accès aux formations qualifiantes qui mènent le plus directement à l’emploi quitte à aménager les tests d’entrée pour dépasser l’obstacle de la langue. C’est envisageable pour les métiers où la moindre connaissance de la ou des langues n’est pas un empêchement absolu.

Le secteur des titres-services, un important pourvoyeur d’emploi

Les titres-services ont connu un succès grandissant auprès des ménages bruxellois jusqu'à la crise sanitaire. Dans sa dernière étude, commandée par la Région bruxelloise, Idea Consult avait révélé que 20% des ménages bruxellois avaient recours aux titres-services.

En matière d’emploi, le Gouvernement bruxellois octroie trois aides au secteur des titres services, l’un des plus gros secteurs pourvoyeur d’emploi en Région bruxelloise.

Le secteur des titres-services a été, comme bien d'autres, impacté par la crise sanitaire. En tant que Ministre de l’Emploi compétent pour cette matière en Région bruxelloise, Bernard Clerfayt a proposé plusieurs mesures pour soutenir les entreprises du secteur et les aide-ménagères.

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