Imaginez, proposez et votez… pour que «Brussels hacks the crisis»

Vos idées pour que « Brussels hacks the crisis »

Le Ministre Bernard Clerfayt a proposé au Gouvernement bruxellois de lancer une campagne pour rassembler toutes les idées des Bruxellois pour améliorer la qualité de la vie.

« Depuis le début de la crise, le digital s’impose comme incontournable dans le quotidien des Bruxellois. Je suis convaincu que le digital sera tout aussi indispensable pour l’après et s’avèrera être un outil de choix pour la relance » estime le Ministre de la Transition numérique.

Pour se faciliter la vie de tous les jours, les applications sur Smartphone ou sur le web s'avèrent souvent très utiles. Cela tombe plutôt bien : le programme d’action « Brussels hacks the crisis » est mis en place pour transformer vos suggestions en applications smartphones ou web.

Vous trouverez toutes les informations sur participate.smartcity.brussels et sur www.smartcity.brussels. Faites entendre votre voix, communiquez vos idées, faites-les connaître aux autres Bruxellois et votez ... !

« Brussels hacks the crisis » en plusieurs étapes :

Les idées sont collectées autour de ces thèmes : nouvelles façons de travailler, de se former, d’acheter, de se cultiver et de vivre la solidarité.

Un jury d’experts sélectionne les cinq meilleures idées. Celles-ci seront ensuite soumises au vote des citoyens

Durant le mois de juillet, les deux idées qui auront récolté le plus de votes, seront développées en applications smartphone ou web. C’est l'Open Summer of Code : des équipes d'étudiants créent un prototype d'application concret autour de ces 2 idées.

Partenaires de « Brussels hacks the crisis »  :

La culture, c’est tout ce qui fait que Bruxelles est Bruxelles. Nous voulons qu’elle se déploie à nouveau !

La culture à Bruxelles doit se redéployer, le gouvernement bruxellois vient de valider une aide de 2000 euros aux organisations culturelles de la Région de Bruxelles-Capitale

C’est l’engagement du Gouvernement bruxellois : la subvention spéciale de 2000€ aux organisations culturelles est concrétisée pour tout le secteur culturel. Un Arrêté de Pouvoirs spéciaux a été pris ce jeudi 4 juin par le Gouvernement bruxellois.

« La culture est un élément vital d’une société dynamique. Elle génère une activité économique intense et de nombreux emplois. Les acteurs du secteur culturel au sens large ne doivent pas être oubliés des mesures de soutien. La région se mobilise, aux côtés du fédéral et des Communautés pour aider les structures qui ont échappé à toute forme de soutien.  Cette prime de 2.000 est donc un ballon d’air pour le secteur culturel et créatif bruxellois. Nous aiderons également les professionnels du secteur qui n’ont perçu aucune aide », détaille Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi.

Voici les conditions d’octroi de la subvention spéciale au secteur culturel, validées par le Gouvernement bruxellois :

  • constitution sous la forme d’une entreprise à but non lucratif ;
  • possédant au moins un siège d’exploitation sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale ;
  • employant au maximum 5 équivalents temps plein et ayant subi des pertes de recette ;
  • n’ayant pas entamé de procédure de mise en faillite ou de liquidation avant mars 2020 ;
  • n’ayant pas bénéficié d’une autre aide instaurée par tout autre niveau de pouvoir ;
  • ayant soumis une demande expresse auprès de Bruxelles Économie Emploi (BEE).

952 organisations culturelles en Région de Bruxelles-Capitale auraient droit à la prime unique pour un montant de 1,9 millions d’euros.

D’Ieteren se restructure, accompagnons les travailleurs dans leur transition professionnelle

La mobilité évolue très vite, les filiales automobiles comme D'Ieteren doivent s'adapter

La transformation engagée chez D’Ieteren est accélérée par la crise. Moins de véhicules neufs vendus, mise en place des alternatives comme les voitures partagées ou le covoiturage, ou encore perspectives de reconditionnement et de remise aux normes de véhicules existants, etc. Autant de raisons qui poussent la direction à investir et à restructurer pour répondre aux nouvelles exigences du marché.

Le résultat aujourd’hui est la menace qui pèse sur 211 emplois et c’est regrettable. Mais le contexte d’une restructuration ne doit pas occulter, que derrière ce plan, il existe une volonté d’adapter cette grande filiale automobile aux défis de l’avenir.

Ces emplois ne sont pas nécessairement perdus. Les besoins vont évoluer dans le secteur de la mobilité. La formation et l’accompagnement des personnes qui auront perdu leur emploi sera au cœur des politiques d’emploi pour la relance. « Nous nous engageons à accompagner toutes les personnes licenciées afin qu’elles puissent rebondir vers un nouvel emploi. Dans ce cadre, la formation sera un vecteur incontournable de la relance », affirme le Ministre bruxellois de l’emploi Bernard Clerfayt.

Cette situation est malheureusement prévisible pour d’autres secteurs. Il faut dès à présent anticiper dans le cadre de l’élaboration de tous les plans de relance. « Au niveau fédéral déjà, il faudra un plan de relance ambitieux qui s’inscrive dans le cadre du plan de relance européen et porte une attention particulière à toutes les dimensions de l’emploi : l’accès à l’emploi, la création de nouveaux emplois et le maintien à l’emploi. Au niveau bruxellois également, nous sommes en train d’élaborer un plan de relance à la hauteur des enjeux qui nous attendent », ambitionne Bernard Clerfayt.

Tous les équidés dorénavant mieux protégés en Région bruxelloise

Interdiction des manèges en toute circonstances et pour tous les équidés en Région bruxelloise

« Plus que jamais, nous devons repenser notre relation avec le vivant et les animaux. Souhaitons-nous véhiculer une image d’animaux-esclaves auprès de nos enfants ? Ou au contraire, considérer les équidés de manèges comme des êtres sensibles ressentant douleur et émotions ? », s’interroge Bernard Clerfayt.

Le Ministre bruxellois du Bien-être animal vient de décider de protéger tous les équidés en renforçant la législation interdisant les carrousels à poneys.

« La législation actuelle ne protégeait pas suffisamment les équidés et il est d’ailleurs facile de la contourner en remplaçant les poneys par des ânes ou en s’implantant sur un autre lieu qu’une foire. Soyons conscients que pour le divertissement du public, ces animaux tournent en rond jusqu’à l’épuisement et sont sujets à l’ennui », constate Bernard Clerfayt.

En Région bruxelloise, depuis le 1er janvier 2019, les poneys ne pouvaient plus être utilisés sur les fêtes foraines. Cependant cette interdiction se limitait aux poneys et au contexte particulier des fêtes foraines. Or, d’autres équidés peuvent être exploités, comme les ânes, les mulets, les bardots. Et des manèges peuvent être organisés en dehors des seules fêtes foraines : foires, festivals, brocantes et braderies.

Qu’il s’agisse de poneys ou d’ânes, de fêtes foraines ou de brocantes : les souffrances pour ces équidés sont identiques. L’interdiction devait donc être généralisée, c’est ce que la Région bruxelloise fait à l’initiative de son Ministre du Bien-être animal Bernard Clerfayt.

L’avant-projet d’ordonnance élargit l’interdiction d’exploitation à tous les équidés et vise toute activité lors de laquelle les équidés peuvent être chevauchés par le public en suivant un parcours circulaire. Toutes les manifestations sont dorénavant concernées : fêtes foraines, marchés, braderies, brocantes, kermesses, fêtes de village, festivals et foires.

Précisons que les activités des centres équestres sont exclues du champs d’application de cette ordonnance qui doit encore passer les étapes du Conseil d’État et du Parlement.

Digiskills : évaluez vos dispositions et compétences digitales !

Digiskills, un test en ligne gratuit proposé par Agoria

Depuis le début de la crise, nous utilisons intensément les outils numériques. Le trafic Internet a d’ailleurs enregistré une croissance de 50%.

L’organisation de la production et des services au sein des entreprises suit ce mouvement accéléré de la digitalisation. Leurs collaborateurs et collaboratrices aussi. A fortiori, les chercheurs d’emploi ont à s’adapter et à se préparer en se formant.

En Région bruxelloise, notre économie de services exige dès à présent de la part des collaborateurs une mise à niveau constante de leurs compétences. 90% d’entre eux sont concernés.

Bernard Clerfayt, Ministre de l’Emploi et du Numérique s’engage pour accompagner cette transformation de notre économie et de nos emplois. Notamment en soutenant toutes les initiatives qui visent à améliorer l’employabilité des Bruxellois.

S’autoévaluer et disposer d’un tableau de bord de ses compétences : une première étape indispensable.

Qu’en est-il de mes attitudes personnelles ? Quelles compétences personnelles ai-je développé ? Et mes compétences professionnelles ? Quelle est ma capacité à orienter mes productions en me mettant à la place de l’utilisateur, du client ? Quelles sont mes aptitudes à créer des contenus, à présenter des produits et services avec les outils numériques ?

Pour évaluer vos compétences, et leur pérennité, Agoria vous propose Digiskills. L’outil en ligne et gratuit fait partie du programme Digicoach lancé par la Fédération de l’industrie technologique pour soutenir l’économie belge, les entreprises et leurs collaborateurs.

Résultat : un tableau de bord prospectif

Que vous soyez au travail, au chômage temporaire ou chercheur d’emploi, c’est l’occasion idéale de disposer d’une photographie précise de vos attitudes et compétences dans le contexte de la digitalisation de nos emplois.

Le parcours exige une vingtaine de minutes et le tableau de bord final vous donne aussi une projection de l’état de vos compétences dans la décennie à venir, au regard de la fonction que vous occupez actuellement.

«Le bruit de ces applaudissements résonne-t-il jusqu’aux fenêtres de Maggie De Block ?»

Le métier d'infirmier est parmi les professions en pénurie

Suite à la sortie médiatique de la Ministre de la Santé à propos de la réorientation des chercheurs d’emplois vers la formation d’infirmier, le Ministre de l’Emploi bruxellois Bernard Clerfayt remet les pendules à l’heure.

Il rappelle qu’il appartient à la Ministre fédérale de la Santé d’améliorer le statut social et pécuniaire du métier d’infirmer et d’infirmière. Sans cela, les efforts des Régions pour orienter les chercheurs d’emploi vers ce secteur ne porteront jamais leurs fruits. L’engouement n’aura pas lieu et la pénurie continuera.

« Les applaudissements entendus depuis près de deux mois, tous les soirs, dans toutes les rues du pays, plaident pour une revalorisation du statut d’infirmier. Le bruit de ces applaudissements résonne-t-il jusqu’aux fenêtres de Maggie De Block ? », se demande Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Depuis longtemps, en Région bruxelloise, nous sensibilisons les élèves, les chercheurs d’emploi, ceux qui souhaitent changer d’orientation professionnelle... à s’orienter vers les métiers en pénurie qui garantissent un emploi à la sortie des études où de la formation.  

Parmi ceux-ci, le métier d’infirmer, en pénurie sans interruption depuis 1998. C’est dire si la situation est connue et dure depuis longtemps. Dès lors, la question à se poser est pourquoi le métier d’infirmier reste un métier en pénurie depuis plus de 20 ans ?

D’abord parce que les conditions de travail sont dures et exigeantes : travail de nuit, horaires décalés, risques professionnels, stress, etc. Mais aussi parce que les conditions salariales ne sont pas suffisantes pour attirer assez de candidats et pourvoir tous les postes vacants. C’est là que le bât blesse et c’est à ce niveau que seule la Ministre Fédérale pourrait agir plutôt que de lancer des formules magiques.

(Photo libre de droits : Piqsels)

Bernard Clerfayt sur Facebook Live : «Beaucoup de travailleurs généralement moins bien considérés viennent de montrer leur rôle important dans la société.»

Bernard Clerfayt sur Facebook Live

Les questions furent nombreuses ce lundi 18 mai sur le Facebook Live de Bernard Clerfayt. Voici un compte-rendu des principaux sujets. D’autres ont été abordés par le Ministre de l’Emploi et de la Formation lors de son interview de vendredi sur BX1

(Voir ou revoir ce Facebook Live ici)

Aide-ménagères : cela aurait pu être dramatique !

Interrogé à propos de sa politique dans le secteur des titres-services, le Ministre de l’Emploi rappelle d’abord qu’il fallait se tenir très vite en alerte vis-à-vis de ce secteur qui emploie des aide-ménagères dont les revenus sont au bas de l’échelle des salaires. Pour elles, les conséquences pouvaient être dramatiques en cas de perte importante de revenu. Grâce à la prime décidée par le Gouvernement bruxellois, leur revenu a pu être maintenu à 95% du salaire plein. Cette prime venant compléter le chômage temporaire.

Rester lucide et engager les pouvoirs publics dans la relance

Comme à son habitude, Bernard Clerfayt fait preuve de lucidité quand il analyse la situation de crise que nous vivons, déjà devenue crise économique et sociale. Il rappelle que certains secteurs sont toujours à l’arrêt et que Bruxelles compte 170 mille chômeurs temporaires. La période de baisse du chômage est donc révolue pour l’instant. Le Ministre de l’Emploi plaide avec force pour que les mesures de chômage temporaires soient prolongées.

À la suite d’une question posée à propos des interventions de la Région bruxelloises dans le cadre de la crise, le Ministre a rappelé que les droits passerelle étaient couverts par le Fédéral. La Région n’a pas à suppléer dans ce domaine. « On a déjà dépassé 350 millions d’aides pour tous ceux qui ne sont pas concernés par les interventions du Gouvernement fédéral et on a maintenu toutes les subventions courantes pour permettre aux secteurs soutenus habituellement par la Région bruxelloise de passer le cap. »

« Partout les États vont puiser dans leurs caisses pour soutenir les dépenses sociales et pour soutenir les secteurs économiques » rappelle-t-il. On annonce déjà un déficit supplémentaire de 20 à 25 milliards en plus au niveau Fédéral, à Bruxelles on aura 500 millions de déficit en plus. Ce rôle de soutien et de relance est normal en cas de crise.

Il faudra compléter nos plans de crise

Enchaînant sur une question à propos de la politique de la santé à la lumière de cette crise sanitaire, Bernard Clerfayt insiste avant tout sur le constat qui mérite d’être fait : « notre système de santé a globalement bien résisté, ce n’a pas été le cas dans d’autres pays ». Après avoir souligné l’engagement professionnel et humain extraordinaire de tous les prestataires dans le secteur de la santé, ne Ministre pointe une première lacune qu’il faudra combler dans les mois à venir. « Nous avons des plans de crise pour bon nombre de situations, mais pour une crise de ce type, nous n’avions pas de plan d’intervention spécifique, pas de préparation suffisante. L’Allemagne par exemple a pu réagir beaucoup plus rapidement. » Un autre point d’importance développé par Bernard Clerfayt concerne la nécessité de revaloriser le statut du personnel de santé : « depuis longtemps il y a une demande des institutions, des hôpitaux pour cela ». Le Ministre de l’emploi souligne d’ailleurs qu’il y va des capacités de recrutement de ces institutions.

« Il fallait assouplir les mesures pour les refuges »

Durant le confinement strict, il a aussi été question du bien-être animal, et de la santé des animaux hébergés en refuge. Le Ministre du bien-être animal a rappelé que sa première inquiétude concernait le soin à apporter aux animaux par les bénévoles des refuges et le risque d’un surplus d’animaux accueillis. Sa première démarche a été d’intervenir auprès des autorités fédérales pour que les mesures puissent être assouplies. Le Ministre a d’ailleurs relayé différentes questions en lien avec le bien-être animal. L’important est que les animaux aient pu être soignés et que les adoptants aient été nombreux à accueillir un animal durant cette période.

Bruxelles et le Conseil National de Sécurité

À propos de la Participation de la Région de Bruxelles-Capitale au Conseil National de Sécurité, le Ministre Bernard Clerfayt rappelle que, « formellement, les Régions ne sont pas membres. Les ministres-présidents y ont été invités à titre consultatif ce qui est une bonne chose. » Cependant le Ministre regrette qu’il ait été décidé de ne pas aider plus la Région bruxelloise « alors que Bruxelles soutien 20 % de l’activité économique du pays » a-t-il rappelé.

Masques obligatoires ?

Interrogé à propos du port du masque obligatoire le Ministre rappelle que la décision de l’obligation en la matière est une compétence du Fédéral. Quant aux aspects plus pratiques il précise « que le premier geste barrière c’est se laver les mains, ensuite distanciation. Ensuite le masque. Le masque n’est pas une protection suffisante, les autres gestes barrières sont indispensables. » Bien-sûr il est indispensable dès que les distances de sécurité risque ne pas être maintenues, comme dans les transport en commun, chez le coiffeur.

Les métiers à revaloriser

«Beaucoup de travailleurs généralement moins bien considérés viennent de montrer leur rôle important dans la société». « Il faudra veiller à réduire les inégalités, revaloriser ces métiers indispensables, utiles pour notre sécurité, notre santé. »

La crise accélère les changements

Le monde du travail change sans cesse. La crise est un accélérateur de changements. On fait appel à la technologie pour toute une série de démarches. « Les administrations Bruxelloises sont en demande d’aller plus vite, la demande de changement est fabuleuse. » Aujourd’hui plus personne ne remet en question que « La maîtrise des outils numériques est une condition nécessaire pour trouver un emploi. Nous allons devoir élargir les formations en ligne, dans le secteur du digital. »

Le Ministre de l’Emploi en profite pour lancer un appel : « À ceux qui sont en chômage temporaire : profitez-en pour compléter vos compétences. » Il rappelle aussi les secteurs en pénurie : santé, construction, transport. Il faudra répondre à cette pénurie. Pour la construction, c’est un enjeu important face au changement climatique (nouvelles techniques de construction passive).

Les communes en première ligne face à la crise

Pour terminer, comme Ministre des pouvoirs locaux et Bourgmestre empêché, je suis convaincu que les communes ont un pouvoir certain pour traiter la crise. La grande majorité des communes ont des finances saines depuis deux ans.
« C’est une décision que j’ai prise : les communes peuvent utiliser leurs bonis cumulés pour faire face à la crise. Par la suite, on va voir celles qu’il faut aider le plus en fin d’année. » Rappelons que le soutien de la Région aux CPAS vient d’être augmenté de 30 Millions.

Notre société est résiliente

Pour conclure le Ministre constate que « Cette crise nous remue beaucoup mais elle nous montre aussi combien résiliente est notre société et combien nous sommes capables de faire face à une pandémie comme jamais nous ne l’avions imaginée. »

« Avec un budget étriqué, Bruxelles va devoir soutenir 20% de l’activité économique du pays ! » constate Bernard Clerfayt qui en appelle à l’intervention du Fédéral

Bernard Clerfayt, Ministre de l'Emploi intervieuwé sur BX1

Bernard Clerfayt était l’invité de BX1 ce vendredi 15 mai. Cet article relate l’essentiel de ses propos.

La vidéo de BX1 est disponible en bas de cet article

Invité à s’exprimer à propos du statut des artistes et des difficultés qu’ils rencontrent en cette période de crise, le Ministre de l’Emploi Bernard Clerfayt rappelle les lacunes du statut d’artiste en Belgique et la nécessité d’y apporter une réponse au niveau national. Mais aujourd’hui constate-t-il, nous sommes face à la nécessité de trouver une solution dans l’urgence, pour ces personnes qui n’ont plus aucune prestation rémunérée et qui voient leurs perspectives se dégrader de jour en jour suite à l’annulation d’événements.

8.4 millions pour le secteur culturel

C’est pour cette raison, annonce Bernard Clerfayt, que le Gouvernement bruxellois a pris la décision venir en aide au secteur de la Culture en libérant un budget de 8.4 millions. Cette enveloppe permettra d’aider les structures du secteur culturel et les intermittents à titre personnel. Un aide financière ponctuelle de 1500 euros sera accordée à ceux qui se trouvent sans droits sociaux. Le Ministre rappelle que si cette décision n’a pu intervenir plus rapidement, c’est bien parce que la décision du gouvernement fédéral était attendue à ce propos, la Région bruxelloise intervient à défaut de mesures du Fédéral. « Aujourd’hui, c’est urgent, l’administration bruxelloise qui est déjà sous pression, a reçu les instructions du Gouvernement bruxellois pour mettre en place la plateforme web qui permettra de recueillir les informations des organismes et asbl et des personnes concernées. Nous allons mettre tout en œuvre pour que ces aides arrivent le plus vite possible. »

L’activation des droits passerelle a bien fonctionné

À propos de la situation globale, le Ministre de l’emploi souligne que notre pays a bien réagit en activant des droits passerelles. « Je soutiens donc la prolongation du chômage temporaire jusqu’au 31 août et même au-delà pour les secteurs impactés à plus long terme comme l’Horeca, le tourisme et l’événementiel », a indiqué le Ministre de l’Emploi.

Bruxelles reste le poumon économique de la Belgique

L’activité économique risque de diminuer de 10% cette année, il y aura un corollaire en termes de pertes d’emplois dans un certain nombre d’entreprises. Le Ministre indique que la diminution du nombre d’intérimaires placés dans les entreprises privées est malheureusement un signe avant-coureur de ces futures pertes d’emplois. « On me donne des chiffres inquiétants, entre 10 et 30 mille chômeurs indemnisés de plus à Bruxelles. Le Gouvernement bruxellois avec son administration travaille activement pour définir les meilleurs instruments pour la relance économique. Il faut rappeler qu’avec 20% de l’activité du pays, Bruxelles ne dispose que de moyens qui sont à l’échelle de la part proportionnelle de sa population, c’est à dire 11%. Avec ce budget étriqué, nous allons devoir soutenir 20% de l’activité économique du pays. »

Le Ministre bruxellois rappelle que Bruxelles est encore le poumon économique de la Belgique et que soutenir les emplois sur le territoire de Bruxelles est important pour l’ensemble du pays.

Des reconversions seront nécessaires

Selon le Ministre bruxellois, il faut craindre que les mesures de relance ne permettent pas d’endiguer les pertes d’emplois. Il sera donc primordial d’accompagner ces personnes. Pour les travailleurs des secteurs impactés durablement, il faudra envisager des reconversions avec l’appui de formations. « Certaines évolutions étaient déjà pressenties et la crise les a accélérées, comme le passage au télétravail et l’indispensable maîtrise des outils numériques. »

Bon nombre de formations sont déjà proposées par Bruxelles-Formation et disponibles en ligne, aussi pour les personnes en chômage temporaire. Elles vont être mises à jour pour qu’elles correspondent mieux encore aux évolutions récentes du marché de l’emploi.

Le Ministre de la Formation rappelle que la réouverture des formations présentielles est organisée en ce moment, les stages reprennent aussi dès cette semaine.

Le numérique au service de la pédagogie

En ce qui concerne l’enseignement à distance, en tant que Ministre de la Transition numérique, Bernard Clerfayt a initié la collecte de matériel informatique afin qu’il soit reconditionné et mis à disposition des élèves bruxellois qui ne disposent pas d’ordinateur. Il faudra aussi veiller à la formation des enseignants, à ce que ceux-ci disposent de tout le potentiel du numérique pour soutenir leur pédagogie. « La Belgique est en retard, il urgent de le combler, ces compétences seront essentielles demain sur le marché de l’emploi. »

8,4 millions d'euros pour soutenir le secteur culturel et créatif bruxellois

Concert

Afin de soutenir le secteur culturel et créatif bruxellois lourdement touché par la crise sanitaire et ses conséquences, le Gouvernement bruxellois et les Commissions communautaires française et flamande ont approuvé aujourd’hui des mesures sans précédent pour un montant de 8,4 millions d’euros.

Bruxelles se distingue fortement sur la scène nationale et internationale grâce à son offre culturelle et créative riche, diverse et contemporaine. Cette offre lui apporte non seulement une valeur ajoutée en matière d’emploi et de valeur économique mais aussi de bien-être social. Cette offre existe grâce à des travailleurs qui, pour beaucoup, exercent leur métiers dans des conditions précaires avec des statuts divers. Aujourd’hui, ils font partie des groupes les plus fragilisés, très lourdement touchés par la crise.

Pour soutenir le secteur, le Gouvernement bruxellois a décidé d'accorder : 

- Une prime sectorielle régionale unique de 2000 € pour toutes les organisations culturelles et créatives touchées par la crise causée par le COVID-19 
- Une aide exceptionnelle de maximum 1500€ pour les travailleurs intermittents de la culture (fonds de 5 millions €) 

Il est important que le Gouvernement veille à ce que les citoyens bruxellois puissent reprendre leur participation à la culture et au vivre ensemble en évitant que le terreau fertile créatif de la Région ne dépérisse. La culture stimule, inspire, crée des espaces pour l’imagination, façonne l’identité, colore la vie et donne de l’espoir. Elle crée du rapprochement social et casse les distances virtuelles entre les personnes.

« Avec la crise corona, le secteur culturel a perdu 93% de ses recettes. Toutes les performances, les festivals, les conférences, les expositions sont au mieux postposés, au pire annulés. Idem pour les productions de cinéma et de télévision. Quant aux artistes, ils ne peuvent tout simplement plus travailler. Des milliers d’emplois sont menacés. En débloquant près de 9 millions d’euros pour soutenir le secteur culturel et créatif, nous protégeons l’emploi de nombreux Bruxellois. Et mettons tout en œuvre pour que ce secteur, qui contribue au développement de notre Région mais aussi à sa réputation internationale, reprenne le plus rapidement possible » précise le Ministre de l’Emploi Bernard Clerfayt.

 

La Région bruxelloise soutient ses CPAS avec une enveloppe supplémentaire de 30 millions

La Région Bruxellois soutien ses CPAS

Une des conséquences prévisibles de la crise du Coronavirus : l’accroissement des demandes d’aide financière des familles bruxelloises auprès des CPAS.

Pour soutenir les Centres Publics d’Aide Sociale qui doivent faire face à ces demandes et accorder les aides jugées nécessaires, le Gouvernement bruxellois vient de débloquer une enveloppe de 30 millions d’Euros à répartir entre les 19 CPAS de la Région bruxelloise.

Cette décision a été prise sur proposition de Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois des Pouvoirs Locaux et d’Alain Maron, Ministre bruxellois de l’Action sociale.

Pour Bernard Clerfayt, « 30 millions d’euros, c’est un ballon d’air pour les CPAS et un soulagement pour les finances des communes, déjà malmenées par la crise du coronavirus. Mais c’est avant tout une aide aux personnes démunies. Ils étaient déjà nombreux à terminer difficilement les fins de mois. Bruxelles connait un taux de précarité important. Anticiper, c’est voir d’avance les risques qui vont se présenter. Ici, anticiper, c’est être en ordre de marche pour aider et protéger les plus faibles ».