Accord pour le recrutement et la formation aux métiers de la Défense

Ce mardi 10 mai 2022, à l’École Royale militaire, la Ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort et le ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation, Bernard Clerfayt, Actiris et Bruxelles Formation, ont signé un vaste accord pour le recrutement et la formation aux métiers de la Défense.

Ce mardi 10 mai 2022, à l’École Royale militaire, la Ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort et le ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation, Bernard Clerfayt, Actiris et Bruxelles Formation, ont signé un vaste accord pour le recrutement et la formation aux métiers de la Défense.

Cette initiative politique rencontre les objectifs fédéraux et régionaux poursuivis par les ministres : consolider les services de la Défense et augmenter le taux d’emploi en Région bruxelloise.

« La Défense recherche des centaines de collaborateurs. À Bruxelles, Actiris dispose de la plus grande réserve de talents. Ce nouvel accord va donc permettre d’augmenter le taux d’emploi des Bruxellois, notamment grâce à la transmission de toutes les offres d’emploi à Actiris. C’est le meilleur moyen pour, à la fois, répondre aux vacances d’emploi et permettre à plus de Bruxellois de décrocher un emploi », se réjouit Bernard Clerfayt.

De l’information à la formation

Le nouveau partenariat entre la Défense, Actiris et Bruxelles Formation favorisera le recrutement de personnel pour le département de la Défense. Pour ce faire, un processus de recrutement spécifique est mis en place : depuis l'information des chercheurs d’emploi, leur orientation vers des métiers accessibles à la Défense, l'organisation d’évènements rassembleurs, la mobilisation des chercheurs d’emploi ainsi que la formation des candidats et des travailleurs. 

De nouvelles fonctions militaires et civiles ouvertes en 2022

Près de 200 fonctions de recrutement comme militaire et de nombreuses fonctions comme fonctionnaires civils sont ouvertes en 2022 à la Défense et concernent des quartiers situés en région bruxelloise.

Comment s’organise ce partenariat ?

Ainsi, il est notamment prévu que La Défense transmette l’ensemble de ces offres d’emploi sur le territoire de Bruxelles à Actiris. L’office bruxellois de l’emploi assurera ensuite une diffusion large de ces postes auprès de son public. Ensuite Actiris s’engage à présenter des chercheurs d’emploi « labellisés » pour chaque offre d’emploi. La présélection des candidats est ainsi assurée par du personnel d’Actiris spécialisé dans le secteur.

Ce rapprochement entre le département fédéral de la Défense et Bruxelles permet également d'étendre les possibilités de formation des chercheurs d’emploi et du personnel de la Défense. Bruxelles Formation s’engage ainsi à adapter ou à développer son offre de formation en fonction des besoins exprimés par La Défense.

Bernard Clerfayt interviewé lors de la signature de l'accord pour le recrutement et la formation aux métiers de la Défense
Bernard Clerfayt interviewé lors de la signature de l'accord pour le recrutement et la formation aux métiers de la Défense

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Hébergement des réfugiés ukrainiens: les communes peuvent compter sur la solidarité de la Région

Accueil des familles ukrainiennes

Le gouvernement bruxellois a décidé d’octroyer un montant de 10 millions d’euros aux 19 communes pour l’ensemble des tâches que ces dernières ont à réaliser dans le cadre de l’organisation de l’hébergement des réfugiés ukrainiens.

« Dans le contexte dramatique de la guerre en Ukraine, les communes ont une nouvelle fois été les premières à offrir des solutions d’hébergement aux réfugiés ukrainiens. Nous avons vu de nombreuses initiatives communales voir le jour pour permettre aux réfugiés de trouver un logement décent. Si nous pouvons compter sur la solidarité des communes, elles peuvent compter sur la solidarité de la Région », commente Bernard Clerfayt qui a proposé cette mesure.

L’hébergement est une priorité pour les réfugiés ukrainiens

C’est un fait, l’invasion armée de l’Ukraine par la Russie a des conséquences désastreuses. Bon nombre d’Ukrainiens ont fui en masse leur pays du jour au lendemain. Selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés, plus de 5 millions d’Ukrainiens ont déjà quitté leur pays, principalement des femmes et des enfants.

En Belgique, le nombre des enregistrements de réfugiés ukrainiens pourrait atteindre les 200.000 personnes. Et Bruxelles devrait en accueillir 10%. Leur priorité est la recherche d’un logement. Dans ce cadre, les communes et leurs résidents ont mis en place plusieurs lieux d’hébergement.

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Soutien au secteur de la culture

Un intermittent du secteur de la culture, technicien du son, au travail sur une scène de concert.

Le gouvernement bruxellois prévoit 5 millions d’euros de soutien au secteur de la culture largement impacté par la crise du Covid. Une décision prise sur proposition de Bernard Clerfayt, qui enclenche une quatrième phase d’aide aux personnes travaillant dans le secteur et aux structures.

Conditions d’octroi des aides aux travailleurs intermittents de la culture

Comme pour les précédentes, le montant de l’aide est fonction du revenu éventuellement perçu :

  • 3.000 euros dans le cas où le travailleur a bénéficié entre le  1er juillet 2021 et le 31 décembre 2021 de revenus s'élevant à maximum 4.500 euros nets.
  • 2.250 euros dans le cas où il a bénéficié entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2021 de revenus s'élevant à maximum de 6.000 euros nets
  • 1.500 euros dans le cas où le travailleur a bénéficié entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2021 de revenus s'élevant à maximum de 8.000 euros nets.

La demande de prime se fait en ligne sur le site d’Actiris, jusqu’au 27 mai 2022.

Un soutien au secteur de la culture qui s’inscrit dans la durée

La Région bruxelloise a été l’une des premières à se mobiliser pour soutenir le secteur de la culture, tant ses travailleurs que ses structures. Déjà trois phases d’aides ont été lancées à l’attention de ce secteur en juillet et octobre 2020, ainsi qu’en septembre 2021. L’hiver dernier, le gouvernement fédéral annonçait une nouvelle fermeture du secteur. Encore une fois, la Région bruxelloise avait annoncé qu’elle relancerait une nouvelle aide.

« Nous en sommes à la 4ème salve d’aides pour les travailleurs du secteur de la culture. A chaque fois, la Région bruxelloise se montre solidaire et soutient ce secteur. Après l’arrivée du statut d’artiste, voilà une autre bonne nouvelle pour tous les intermittents du secteur », commente Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi.

Conditions de l’aide aux structures

Cette prime d’un montant de 3.000 euros sera octroyée aux structures ayant au moins un siège d’exploitation en Région bruxelloise et employant au minimum 5 équivalents temps plein.

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Fin du cumul des mandats dès 2024

Le parlement de la Région de Bruxelles-Capitale

La Commission des Affaires Intérieures du parlement de la Région de Bruxelles-Capitale se penche ce mardi 10 mai 2022 sur le projet d’ordonnance de Bernard Clerfayt, ministre bruxellois des Pouvoirs locaux. Le nouveau texte législatif vise à améliorer la gouvernance locale. Au menu : fin du cumul des mandats, réduction du nombre d’échevins, valorisation du statut des bourgmestres et échevins et revalorisation du statut des conseillers communaux.

« Je me réjouis que nous puissions avancer sur ces aspects importants de la bonne gouvernance promis dans l’accord de majorité. Et ce n’est que le début ! Je veux aller plus loin pour rendre l’organisation des pouvoirs locaux plus efficace et proche du citoyen. Par exemple, il faudrait modifier le mode de désignation des bourgmestres », annonce Bernard Clerfayt.

Cumul interdit

Premier principe de saine gouvernance, le décumul intégral entre un mandat exécutif local et un mandat parlementaire. Celui-ci sera effectif dès 2024. Ainsi, les mandataires locaux pourront se consacrer pleinement à leur fonction. Actuellement 10 députés (régionaux ou fédéraux) sont concernés par cette mesure.

Diminution du nombre d’échevins

Autre acquis, la réduction du nombre d’échevins. Les collèges communaux compteront un échevin de moins lors de la prochaine mandature. Toutefois, le conseil communal aura la possibilité de réduire de plus d’une unité s’il le souhaite.

Traitement des bourgmestres et échevins

Troisième principe, la valorisation du traitement des bourgmestres et échevins. Le traitement du bourgmestre ne sera plus fixé en fonction du traitement de du secrétaire communal. Il s’exprimera en pourcentage de l’indemnité parlementaire des membres du Parlement fédéral.

Par contre, à l'instar de la Région flamande, les bourgmestres et échevins pourront obtenir une indemnité de sortie si leur mandat n’est pas renouvelé, ou en cas de démission pour raisons médicales. L’incapacité de travail de longue durée doit, dans ce cas, être prouvée par un certificat médical.

Une rétribution plus équitable pour les conseillers communaux

Enfin, le jeton de présence des conseillers communaux sera augmenté et oscillera entre 100 et 200 euros brut afin d'assurer une juste rétribution pour des séances de travail en conseil communal ou commission ainsi que leur préparation.

Photo : Licence Creative Commons Attribution

Visibilité et cohérence des services d’orientation scolaire et professionnelle

Signature de la charte pour l'orientation tout au long de la vie, les ministres responsables et les services partenaires

Les services d’orientation scolaire et professionnelle doivent être facilement accessibles pour les personnes qui ont à faire le choix d'études ou de formations professionnelles. Pour ce faire, la charte pour une orientation tout au long de la vie vient d’être signée par Caroline Désir, Ministre de l’Education, Valérie Glatiny, Ministre de l’Enseignement supérieur, Christie Morreale, Ministre wallonne de l’Emploi et de la formation, Willy Borsus, Ministre wallon de l’IFAPME et des Centres de compétences, Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’ensemble des acteurs.

28 engagements pour une meilleure orientation scolaire et professionnelle.

Les objectifs de la charte sont multiples : mettre de la cohérence et de la qualité dans l’offre de service, de la fluidité dans les parcours des usagers et avancer dans une direction commune.

Ainsi, parmi les 28 engagements, les acteurs s’engagent notamment à travailler ensemble dans un esprit de collaboration, s’organiser en réseau, planifier leurs activités de manière concertée, participer aux projets et activités communs (échanges de bonnes pratiques, mise en commun des outils existants, etc.). Ou encore, à intégrer la formation continue des conseillers en orientation.

Il s’agit donc de créer des synergies, de valoriser les idées ou les projets innovants au bénéfice des usagers.

Tous, tout au long de la vie

Choisir des études, changer de voie, réussir une transition de carrière : l’orientation concerne donc les jeunes, leurs familles mais aussi de nombreux adultes qui doivent ou souhaitent, au cours de leur vie professionnelle, se reconvertir.

Plus que jamais, les techniques et les pratiques professionnelles d’accompagnement son indispensables pour faire de l’orientation un outil de lutte contre les déterminismes sociaux et de genre. Il s’agit de permettre à chacun de trouver sa voie et de s’épanouir.

L’orientation doit l’élargir, diversifier les appétences, suggérer des centres d’intérêt évolutifs.

Le ministre Bernard Clerfayt lors de la signature de la charte pour l'orientation tout au long de la vie avec à sa gauche Madame Glatigny, Ministre de l'Enseignement de la FWB et à sa droite la représentante du Ministre Willy Borsus, Vice-président de la Région Wallonne.
Le ministre Bernard Clerfayt lors de la signature de la charte pour l'orientation tout au long de la vie, avec à sa gauche Madame Glatigny, ministre de l'Enseignement de la FWB et à sa droite la représentante du Ministre Willy Borsus, Vice-président de la Région Wallonne.

 

En Région de Bruxelles-Capitale, les chiffres de l’emploi d’avril confirment l’amélioration

Visuel illustrant l'affichage de données statistiques

Comme chaque mois Actiris publie les chiffres de l’emploi et analyse leur évolution relative sur base annuelle. Cette fois encore, la dynamique est positive. Le nombre de chercheurs d’emploi diminue de 5,4% comparé au chiffre du même mois de l’année précédente. Le nombre d’offres d’emploi quant à lui ne cesse d’augmenter.

Si ces indicateurs sont encourageants, ils nous confirment aussi le bien-fondé de la priorité donnée à la formation par le ministre de l’Emploi face aux difficultés de recrutement dans un nombre croissant de secteurs.

La poussée des offres d’emploi et les diminutions successives du nombre de chercheurs d’emploi accentuent la tension sur le marché de l’emploi. Les entreprises peinent à recruter des profils qualifiés parmi un nombre de chercheurs d’emploi en diminution. L’effort de qualification des chercheurs d’emploi est donc la réponse à cette guerre des talents.

Tendance encore plus marquée chez les jeunes

La Région de Bruxelles-Capitale compte 8.197 jeunes chercheurs d’emploi en avril 2022, soit 762 de moins que l’an dernier (-8,5%). Le chômage des jeunes atteint 21,2%.

Parmi les 84.459 Demandeurs d’Emploi Inactifs (DEI) inscrits en avril 2022, 12.353 sont usagers du CPAS (soit 14,6% du total des DEI). Ce pourcentage est plus élevé parmi les jeunes : sur les 8.197 jeunes DEI, 2.212 sont usagers du CPAS, soit 27,0%.

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Fiber Job Day de Proximus: déployer la fibre avec les talents des chercheurs d’emploi

Routeur et fibre optique

Le Fiber Job Day a été organisé ce mercredi 4 mai par Proximus. Objectif ? Faire découvrir à tous les candidats l’éventail des métiers concernés par le déploiement de la fibre optique. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle est intervenu lors du lancement de cet événement. Ce fut pour lui l’occasion de souligner l’importance de l’initiative et d’inviter les chercheurs d’emploi présents à explorer l’ensemble des opportunités et des tâches qui s’offrent dans le cadre du développement de la fibre. Un engagement professionnel qui a du sens pour l’avenir de la Région bruxelloise et du pays.

Le Fiber Job Day a été l'occasion de présenter des configurations et des démonstrations techniques.

600 collaborateurs à recruter

Le ministre a salué le parcours de formation interne proposé par Proximus, qui prend ainsi sa part de responsabilité pour faire face à la guerre de talents. Que les grandes entreprises investissent dans les parcours de formation est un apport considérable compte tenu du déficit de qualifications en Région bruxelloise. Bien entendu Bernard Clerfayt souhaite que toujours plus de Bruxellois soient mis à l’emploi.

Les 600 postes qui sont nécessaires à la mise en place de ce réseau de fibre optique en Région bruxelloise et sa périphérie ouvrent de belles perspectives pour les chercheurs d'emploi. Leur diversité est favorable pour des profils variés et des tâches au contact des différentes contraintes de terrain. S’inscrire dans cette voie des technologies du futur, c’est non seulement œuvrer aux infrastructures technologiques d’aujourd’hui, mais c’est aussi construire son avenir professionnel.

Liens utiles et autres actus :

Démonstration technique de la mise en place de la fibre optique lors du Fiber Job Day de Proximus.

Le plan d’action d’Actiris pour l’accueil des réfugiés ukrainiens

Le ministre Bernard Clerfayt lors de son intervention à l'occasion de la présentation du plan d'action d'Actiris pour l'accueil des réfugiés ukrainiens

Ce mardi 3 mai matin, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Bernard Clerfayt a présenté, avec la directrice d’Actiris Cristina Amboldi et Nathalie Hasaerts, directrice du département chercheurs d'emploi, un plan d’action pour l’accueil des réfugiés ukrainiens et leur accompagnement dans leur recherche d’emploi.

Actiris est prêt, voici actions enclenchées

Actiris accueille ces dernières semaines un nombre croissant de réfugiés ukrainiens. Ils sont à ce jour 328 à s’être inscrits comme demandeurs d’emploi. « J’ai demandé à Actiris de réaliser un plan d’action : un guichet d’accueil, des cours de langues, une prise en charge sur-mesure, une place dans le réseau de crèches d’Actiris, etc. », annonce le Ministre.

Pour optimiser l’accompagnement vers l’emploi de ce nouvel afflux de réfugiés, Actiris a déjà réalisé plusieurs actions :

  • Mise en place d’un réseau de partenaires proches des nouveaux arrivants, vidéos et brochures et un accord de coopération avec FEDASIL.
  • Des séances d'information en anglais avec traduction en ukrainien sont organisées afin d’expliquer les démarches à faire par le chercheur d’emploi et les étapes dans la recherche d’un emploi.
  • L’apprentissage des langues n’est pas oublié, avec des cours gratuits de français ou de néerlandais. L’application bruxelloise gratuite Brulingua sera disponible en ukrainien dès le mois de juin.
  • Côté infrastructures, un espace d’accueil a été aménagé au siège d’Actiris avec la présence d'interprètes. Ceci tout en garantissant la possibilité d’inscription dans les 18 agences locales. Les 4 crèches bruxelloises d’Actiris pour les jeunes enfants de demandeurs d'emploi sont elles aussi accessibles.
  • Rappelons enfin qu’une fois inscrits chez Actiris, les réfugiés ont accès à tous les produits et services, dont les aides à l’emploi comme activa.brussels et phoenix.brussels.

Points d’attention

Le ministre Bernard Clerfayt a pointé quelques deux axes prioritaires supplémentaires. D’abord l’utilité d’une attention particulière pour la validation des compétences, vu l’absence de reconnaissance automatique des diplômes, l’Ukraine ne faisant partie de l’UE. Il a indiqué aussi l’opportunité de mettre à contribution les réfugiés ukrainiens qualifiés dans les métiers de l’aide psychologique pour les mettre rapidement à l’emploi au sein des services d’accueil et d’accompagnement.

« Alors que les réfugiés ont souvent dû tout abandonner pour fuir la guerre, ils ont la volonté et la détermination de reconstruire leur vie. C’est pourquoi il est important qu’ils aient la possibilité de contribuer à leur communauté d’accueil avec leur expérience et leurs talents. » a fait remarquer le Ministre.

Un monitoring pour adapter l’accueil des réfugiés ukrainiens

Actiris, avec view.brussles, et grâce à un monitoring permanent, se donne les moyens d’adapter son plan d’action à l’évolution de la situation. Actuellement on estime à 5000 personnes le nombre de réfugiés ukrainiens présents sur le territoire de la Région. Si un peu plus de 300 se sont inscrits, ce « retard » des démarches vers l’emploi s’explique évidemment par les priorités : trouver un logement et se sécuriser, apaiser les effets des épreuves.

Les données quantitatives, démographiques et socio-professionnelles sont scrutées avec attention. Sans surprise les ukrainiens inscrits sont majoritairement des ukrainiennes (83%). La tranche d’âge la plus représentée est celle des 25 à 49 ans (73%). Leurs domaines d’activité les plus fréquents sont les services et l’administration, le commerce et la vente, l’Horeca, la sécurité et l’environnement. Si plus de 90% d’entre eux ne présentent pas de diplôme avec équivalence reconnue, 68% ont un niveau d’études supérieur. Ces premières indications étant à considérer avec prudence vu le nombre encore réduit d’inscrits.

Nathalie Hasaerts, directrice du département chercheurs d'emploi, lors de son intervention à l'occasion de la présentation du plan d'action d'Actiris pour l'accueil des réfugiés ukrainiens.
Nathalie Hasaerts, directrice du département chercheurs d'emploi, lors de son intervention à l'occasion de la présentation du plan d'action d'Actiris pour l'accueil des réfugiés ukrainiens.

Infrabel recrute, les Bruxellois doivent prendre leurs places

Le ministre Bernard Clerfayt a participé au lancement du JobDay d'Infrabel, dans le centre de formation Infrabel Academy

Infrabel veut recruter 930 personnes cette année. Un défi pour l’entreprise publique qui a besoin de nouveaux collaborateurs pour garantir le fonctionnement d’une infrastructure vitale pour l’économie du pays. Mais ce sont aussi des opportunités pour les chercheurs d’emploi bruxellois pouvant faire valoir un profil technique ou prêts à s’adapter facilement à un secteur spécifique pour les activités de contrôle.

Pour propulser sa campagne de recrutement, l’entreprise publique a organisé ce samedi 30 avril un JobDay dans son centre de formation, Infrabel Academy. L’occasion pour les candidats de découvrir les métiers du rail, de rencontrer les professionnels.

«Des emplois de qualité avec une possibilité d'évolution»

Alors que la Région bruxelloise engage un processus de montée en puissance de la formation professionnelle et vise un taux d’emploi de 80% à l’horizon 2030, le Ministre de l’Emploi est intervenu lors du lancement de cette journée pour souligner le rôle crucial des acteurs majeurs de l’économie, et principalement les grandes entreprises publiques pourvoyeuses d’emploi.

Le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a rappelé à cette occasion l’importance de l’effort de formation, une dynamique dans laquelle doit s’engager chaque chercheur d’emploi. Mais la responsabilité de faire progresser le taux d’emploi dans toutes les Régions, doit être partagée. « Infrabel se donne les moyens de gagner la guerre des talents qui règne à Bruxelles. Elle offre des emplois de qualité avec une possibilité d'évolution et un emploi qui a du sens car le rail est le futur », a relevé Bernard Clerfayt lors de son discours.

Le ministre Bernard Clerfayt est intervenu lors de l'ouverture du JobDay d'Infrabel.

Pour des tests contre la discrimination à l’embauche plus efficients

Photo d'une jeune femme en entretien d'embauche

Sur proposition de Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi, le gouvernement bruxellois a marqué son accord en première lecture pour renforcer les tests contre la discrimination à l’embauche.

« Bruxelles a toujours été pionnière en matière de lutte contre les discriminations à l’embauche. En améliorant les tests, nous le confirmons ! D’ailleurs, au-delà des tests, c’est bien une nouvelle stratégie que je souhaite mettre en place pour permettre à chaque Bruxellois, peu importe ses caractéristiques physiques, d’intégrer le marché de l’emploi. 15 engagements forts pour que tous les Bruxellois bénéficient des mêmes chances de décrocher un emploi », commente Bernard Clerfayt.

Des tests contre la discrimination à l’embauche plus simples

Les conditions d’utilisation des tests seront simplifiées. Actuellement, ceux-ci ne peuvent avoir lieu que sur base de signalements. Bientôt, les inspecteurs régionaux de l’emploi pourront procéder à des tests contre la discrimination à l’embauche sur base de présomptions suffisantes.

Pas d’arbitraire, mais une suspicion objective

Les tests seront également plus proactifs. Il n’est pas question de procéder à des tests arbitraires, réalisés au hasard. Cependant, si une étude tend à démontrer une suspicion raisonnable de phénomène de discrimination dans un secteur d’activité, les inspecteurs pourront réaliser des tests de discrimination dans ce secteur moyennant l’accord préalable de l’Auditorat du Travail.

Aussi in situ

Enfin, les inspecteurs pourront également, sous un nom d’emprunt, se présenter au sein d’une entreprise pour faire constater une éventuelle différence de traitement.

La Région bruxelloise à l’avant-garde

Bruxelles a toujours été pionnière en matière de lutte contre les discriminations à l’embauche. Depuis 2018, les inspecteurs régionaux de l’emploi peuvent mener des tests de situation visant à objectiver les cas de discrimination. D’ailleurs, l’inspection bruxelloise du logement et l’inspection sociale fédérale se sont largement inspirées de cette réglementation pour mener des tests similaires à leur niveau.

La disproportion des signalements de discrimination à l’embauche à corriger

Les discriminations à l’embauche restent une réalité au sein de notre Région. Le phénomène d’accès inégalitaire à l’embauche selon l’origine ethnique ou nationale des individus a été démontré dans de nombreuses études au cours des dernières années (SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, Unia, Union européenne...). L’origine n’est pas le seul critère de discrimination à l’embauche. Elle fait partie de l’un des 19 critères protégés par la législation anti-discrimination.

En Région bruxelloise, alors que l’impact de la discrimination à l’embauche est important, le nombre de signalements reste faible. Entre 2018 et 2021, seuls 45 signalements ont été reçus par les inspecteurs régionaux de l’emploi, en provenance principalement d’UNIA et de l’Institut pour l’Égalité Femme Homme.

C’est pourquoi, Bernard Clerfayt a décidé de rendre ces tests contre la discrimination à l’embauche plus simples et plus proactifs. « Discriminer, c’est gaspiller des ressources. Or, Bruxelles ne peut se permettre de gaspiller ses propres ressources que sont tous les talents bruxellois », insiste le Ministre amarante.

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