Budget bien-être animal : + 50% depuis 2019

Chiens, chats et nouveaux animaux de compagnie - La Région bruxelloise augmente le budget bien-être animal

« En 2019, le budget bien-être animal s’élevait à 1.531.000€. Deux ans plus tard, il atteint 2.311.000€, soit une augmentation de 763.000€ (+50%). La progression est importante et nécessaire pour assurer et renforcer le bien-être des animaux. Enfin, c’est devenu une priorité politique », détaille Bernard Clerfayt qui a présenté ce mercredi les priorités 2022 pour les politiques de bien-être animal.

Une progression du budget bien-être animal confirmée en 2022

En 2022, le budget bien-être animal augmente de 263.000 € par rapport à 2021. Cette augmentation est notamment destinée à la rédaction du futur Code bruxellois du bien-être animal que le ministre ambitionne de présenter au parlement bruxellois à l’automne 2022. L’été dernier, la Région bruxelloise avait d’ailleurs lancé une vaste opération de consultation citoyenne pour récolter l’avis des Bruxellois. Ceux-ci réclamaient principalement plus d’espaces de liberté pour chiens, plus de contrôles et des listes reprenant les races et espèces d’animaux pouvant être détenues en Région bruxelloise.

Avoir un Code bruxellois du bien-être animal permettra d’améliorer considérablement la protection des animaux. « Le bien-être animal est régi par une loi fédérale datant de 1986… Il est temps de dépoussiérer ce texte et d’avoir une législation qui correspond mieux aux attentes des citoyens. Notre rapport au vivant a considérablement changé ces dernières années, il faut maintenant que cela soit retranscrit dans des textes de loi », insiste le Ministre bruxellois.

La Région de Bruxelles-Capitale crée un cadre juridique pour les budgets participatifs

Citoyens en assemblée - Les budgets participatifs des communes, un exercice de démocratie directe.

« Beaucoup de communes bruxelloises décident d’élaborer un budget participatif. C’est une très bonne chose, qu’il faut soutenir et encourager. C’est pourquoi, nous avons adapté la Nouvelle Loi Communale qui régit le fonctionnement des communes, afin de créer un cadre juridique », explique le Ministre bruxellois des Pouvoirs locaux, Bernard Clerfayt.

Respect de la Constitution

Si l’intention est de confier aux citoyens la gestion d’une partie du budget communal, conformément à la Constitution, la responsabilité ne peut être endossée que par le Conseil communal. Le choix définitif des projets sélectionnés incombe donc aux conseillers communaux.

Pas de double casquette

Puisque la volonté est de mandater les habitants pour la sélection des projets à financer, aucun membre du conseil communal ne peut siéger dans le jury. La sélection de ses membres doit d’ailleurs être claire et transparente mais est laissée à l’appréciation de la commune (appel à volontaires, tirage au sort, etc.). Les projets peuvent être réalisés soit par les services communaux, soit par des porteurs de projets.

Les budgets participatifs, un exercice de démocratie directe

Auderghem, Ville de Bruxelles, Woluwe-Saint-Lambert, Ixelles, Watermael-Boitsfort, Uccle… Les communes bruxelloises sont de plus en plus nombreuses à mettre en place un budget participatif. Les budgets participatifs ont pour objectif d’impliquer les citoyens dans l’affectation d’un budget. Ceux-ci sont amenés non seulement à proposer des projets mais également à sélectionner ceux qui seront financés par la commune.

« Le budget participatif, c’est un exercice de démocratie directe qui renforce la transparence de l’action publique. Pas question de sonder le citoyen sur un projet en cours. Ici, les habitants proposent et choisissent. A travers ce type de budget, la commune implique ses citoyens dans la gestion de la chose publique », résume Bernard Clerfayt Ministre des Pouvoirs Locaux.

Dans cette crise, le numérique est la constante. Et vous, comment ça va avec les applications en ligne ?

Sondage à propos de l'utilisation du Covid Safe Ticket

En trois clics, dites-nous où vous en êtes. Cela nous aidera à orienter les actions pour aider les Bruxellois à prendre ces outils plus facilement en main. Voici notre sondage Covid Safe Ticket.

>>> Participez à notre sondage Covid Safe Ticket ICI.

Si les mesures sanitaires fluctuent selon les rebonds de cette pandémie, la pertinence des outils en ligne pour mener une vie quotidienne dans les meilleures conditions possibles est, quant à elle, acquise et durable.

Alors, nous trouvons important de savoir où en sont les Bruxellois avec ces outils. Avez-vous pu facilement installer votre Covid Safe Ticket ? Et pour afficher vos vaccinations ou tests, pas de soucis ?

Aider les Bruxellois au plus vite sans perdre de vue le long terme

Que ce soit pour la vaccination ou pour obtenir son Covid Save Ticket, l’accès aux plateformes en ligne est la voie la plus directe. Depuis le début de cette crise, le Ministre de la Transition numérique a multiplié les initiatives pour aider les Bruxellois moins familiarisés aux interfaces numériques à acquérir les compétences nécessaires.

En mai et juin derniers, des actions ont été menées dans les communes où le taux de vaccination est le plus faible. Des animateurs multimédia ont assuré ce service dans plusieurs communes. Pédagogues, ils ont accompagné les Bruxellois les plus éloignés du numérique en leur apportant une aide immédiate. Les participants seront aussi informés sur les possibilités offertes par les Espaces Publics Numériques (EPN) à Bruxelles.

De plus, le Ministre a lancé le Plan d’Appropriation numérique. Pour ce faire, il mise sur l’accessibilité des outils numériques, la formation dès le plus jeune âge et l’accompagnement vers une transformation digitale accessible pour tous. La fracture numérique est en effet la résultante de deux composantes, d’une part, l’accès au matériel numérique et, d’autre part, le manque de compétences numériques.

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Le point sur l’actualité avec Bernard Clerfayt : mesures sanitaires, économie, emploi, etc.

Le Ministre de l'Emploi Bernard Clerfayt dans les studios de BX1 lors de l'émission "L'Interview" avec Fabrice Grosfilley

Le Ministre bruxellois Bernard Clerfayt était l’invité de Fabrice Grofilley dans l’Interview de BX1+ ce jeudi 18 novembre 2021. Voici un compte-rendu de cette émission.

Sécurité des données sur Bruvax

À propos de la question de la protection des données personnelles sur la plateforme Bruvax, Bernard Clerfayt souligne l’importance et la difficulté de trouver un équilibre entre la facilité d’usage et la sécurité des données. Dans le cas présent, des personnes fraudaient, étaient mal intentionnées. Une sécurité supplémentaire a été implémentée sans que cela n’alourdisse la facilité d’inscription pour la vaccination.

Pandémie et mesures sanitaires

Le Ministre souligne avant tout que nous sommes face à un virus qui ne cesse d’évoluer. « Tous ceux qui ont à décider doivent piloter à vue » constate Bernard Clerfayt qui relève la nécessité d’adapter constamment les mesures à une nouvelle réalité. Face à la poussée des contaminations, il faut prendre des mesures.

Inévitablement, chaque fois que des mesures doivent être prises, « cela handicape la vie sociale, la vie économique, la vie festive, nos relations ». Bernard Clerfayt fait remarquer que « c’est une nécessité si on veut lutter collectivement contre cette maladie ».

Recul du chômage ?

Le Ministre bruxellois de l’Emploi rappelle le maintien des mesures telles que le chômage temporaire et le droit passerelle et la suspension des faillites. Ces mesures devaient être arrêtées au 1er janvier.

« Je pense qu’il va falloir prolonger les mesures. » dans le cas où les restrictions sanitaires doivent être maintenues, constate le Ministre.

Le chiffre du chômage nous dit deux choses. « C’est à la fois l’évolution de l’emploi, si l’emploi s’améliore, le chômage diminue. Mais c’est aussi l’évolution de la population et plus précisément le nombre de personnes qui viennent s’inscrire. » Aujourd’hui on peut faire des hypothèses sur les deux facteurs, on ne sait pas encore dans quelle proportion ces deux déterminants expliquent les chiffres peu alarmants du chômage aujourd’hui.

Les chercheurs d’emploi bruxellois peuvent-ils se tourner vers la Flandre ?

De nombreux emplois sont à pourvoir en Flandre, qui est quasiment en situation de plein emploi. À Bruxelles nous avons une gigantesque réserve de main d’œuvre. Comme le rappelle le Ministre, « il ne faut pas être parfait néerlandophone pour aller travailler en Flandre, on peut avoir des bases et apprendre sur le lieu de travail. »

L’accord entre Actiris et le VDAB permet pour les inscrits chez Actiris de bénéficier des services du VDAB.

De plus, souligne Bernard Clerfayt, il faut que la distance cesse d’être un obstacle : ce n’est pas beaucoup plus loin de traverser la ville que de rejoindre des destinations proches en Flandre.

« Nous travaillons avec le VDAB pour faire tomber les stéréotypes », ces a priori qui écartent parfois les travailleurs bruxellois. « Nous voulons montrer que les travailleurs bruxellois ont les mêmes compétences que d’autres dès l’instant où ils suivent des formations adéquates. »

Quels enseignements de la visite royale au Danemark ?

« Le Danemark est une petite économie ouverte comme la Belgique, sa seule richesse est le travail et le talent. » Le ministre a pu constater lors des rencontres l’efficacité du système danois pour remettre les personnes au travail, qu’elles soient en maladie invalidité, au chômage ou au sortir des études. « Tout de suite on les active pour la remise à l’emploi. » Au Danemark les services des CPAS sont fusionnés avec les maisons locales de l’emploi. Quelle que soit la raison pour laquelle vous vous trouvez sans emploi, « c’est le même service local qui cherche à vous remettre au travail dans les entreprises locales avec lesquelles ces “jobs centers” entretiennent de relations proches ». Bernard Clerfayt a constaté que le travail à temps partiel était alors une solution pour retrouver le lien avec le monde du travail et ne pas perdre les compétences professionnelles acquises. En Belgique, regrette le ministre de l’Emploi, on a un système un peu binaire « soit on a un emploi temps plein, soit on a pas un emploi temps plein, et dans ce cas-là, on vit d’allocation, heureusement, mais on est sans lien avec le monde du travail ». Ces « flexi-jobs » sont intéressants pour maintenir ce lien estime Bernard Clerfayt, « c’est un débat à avoir avec le fédéral ».

Interdiction de l’abattage sans étourdissement préalable

« Il y a une discussion pour déposer un texte qui puisse rejoindre une plus large majorité. Le texte n’est pas encore déposé de manière formelle auprès du Greffe du parlement, mais il circule auprès des groupes du parlement pour obtenir un consensus le plus large possible sur un texte qui va dans le sens des interdictions qui existent maintenant en Flandre et en Wallonie. »

« Ce point est en dehors de l’accord du gouvernement. Chaque député sera libre de son vote et votera en son âme et conscience sur cette question de savoir si on peut utiliser les techniques les plus modernes pour réduire la souffrance animale sans atteindre aux libertés religieuses. »

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En 2022, Bernard Clerfayt entraîne les infrastructures sportives dans un nouvel élan

Photo d'une piste de course et terrain de sport - illustrant les infrastructures sportives

Le budget 2022 dévolu aux Pouvoirs locaux ne faiblit pas. Au contraire, l’augmentation est de 18% : de 650 à 767 millions d’euros en 2022, au bénéfice des 19 communes bruxelloises. Un effort budgétaire qui concerne en particulier les infrastructures sportives.

Près de 100 millions d’euros pour les infrastructures sportives communales

« Le budget des Pouvoirs locaux comprend des postes quasi incompressibles puisqu’il finance le fonctionnement des 19 communes. Il était important, au vu du contexte de la pandémie et des dépenses qu’elle a engendrées pour les pouvoirs locaux, que la solidarité de la Région avec ses Pouvoirs locaux soit renforcée », détaille Bernard Clerfayt.

Mais la nouveauté du budget 2022 réside surtout dans les moyens dévolus aux infrastructures sportives communales. « Dès l’entame de cette législature, les partis d’opposition s’étaient inquiétés des faibles montants destinés au sport en Région bruxelloise. Ce budget 2022 les rassurera puisque près de 100 millions d’euros y sont consacrés », tempère le Ministre bruxellois. Une partie de cette somme, 2 millions, sera également utilisée pour soutenir la création d’une structure de gestion « supra communale » des piscines publiques, conformément à la Déclaration de Politique Régionale.

Une Région forte de ses communes

« La Région bruxelloise sait à quel point son échelon local caractérise et façonne son fonctionnement et son avenir. Dès lors le financement pérenne et juste des communes constitue une donnée fondamentale de notre équation communes-région pour réaliser l’objectif d’un meilleur service rendu aux Bruxellois », conclut Bernard Clerfayt.

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Colloque dédié au droit animalier

Colloque dédié au droit animalier : « De la domestication à la protection »

Le colloque franco-belge « De la domestication à la protection – Quelle évolution du droit dans le rapport homme/animal ? », s'est tenu à Bruxelles ce 28 septembre 2021.

Consacrée au lien unissant l’homme à l’animal dans une perspective comparée au regard du droit français, cette journée fut organisée par la Région bruxelloise en collaboration avec la Société de législation comparée et la Fondation européenne pour le droit du vivant.

Coup d’œil sur le programme

Quel statut juridique pour l’animal ? Qu’en est-il du droit d’appropriation ? Quel rôle et quelles responsabilités pour la gouvernance et les institutions ? Après ces questions générales, les orateurs du colloque abordèrent des sujets proches des réalités de terrain : la répression de la maltraitance, l’inspection vétérinaire, la médiation animale comme activité économique, etc.

Le droit et l’évolution de la place de l’animal

La place de l’animal et notre rapport au vivant évoluent et font l’objet de préoccupations croissantes. Depuis 2018, la loi précise d’ailleurs : « un animal est un être vivant doué de sensibilité, de propres intérêts et d’une propre dignité, qui bénéficie d’une protection particulière. »

De bonnes pratiques se mettent en place alors que notre rapport au vivant ne cesse d’évoluer. Les crises que nous traversons accélèrent ces changements. Le colloque dédié au droit animalier « De la domestication à la protection » s'est inscrit au cœur de ces tendances révélatrices.

Actes du colloque

Visionner les conférences des orateurs du colloque franco-belge dédié au droit animalier :

Le chômage en baisse de 4% en Région bruxelloise

Illustration graphique - chômage en baisse

(Communiqué de presse d'Actiris de ce 4/11/2021)

Durant le mois d’octobre 2021, la Région bruxelloise comptait 87.756 chercheurs d’emploi, soit une diminution de 4,0% par rapport au mois d’octobre 2020. Le chômage chez les jeunes est en également en forte baisse (-9,7%). Le mois dernier, Actiris a reçu directement 7.744 offres d’emploi, soit une augmentation de 136,7%. Un chiffre encourageant qui s’explique à la fois par une reprise des activités ces derniers mois, par des liens encore plus étroits avec le VDAB mais également par une amélioration de la capture des offres d’emploi par Actiris, en particulier celles de type intérimaire. 

Chômage en baisse notamment chez les jeunes bruxellois

Fin octobre, Bruxelles compte 87.756 chercheurs d’emploi pour un taux de chômage de 15,3%. Cela signifie une diminution par rapport à l’année précédente (-3.647 personnes, -4,0%). En variation mensuelle, on constate une diminution de 504 personnes (-0,6%). Le chômage des jeunes atteint quant à lui un taux de 24,1%. Bruxelles compte 9.292 jeunes chercheurs d’emploi en octobre 2021, soit 994 de moins que l’an dernier (-9,7%).

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19 projets bruxellois renforcent la lutte contre la discrimination à l’embauche

Lutte contre la discrimination à l'embauche : les nouvelles opportunités d'emploi doivent profiter à tous les Bruxellois

Afin de renforcer les actions menées par les services publics bruxellois, le gouvernement avait lancé en février dernier un appel à projet visant à soutenir des initiatives pour lutter contre les discriminations à l’embauche.

19 projets ont été sélectionnés au regard des objectifs de la politique régionale en matière de lutte contre la discrimination à l'embauche et de promotion de la diversité sur le marché de l'emploi par un jury d’experts.

713.000 euros pour lutter contre la discrimination à l’embauche

52 dossiers ont été introduits et 19 projets ont été sélectionnés par un jury d’experts pour un montant de 713.000 euros. L’objectif est de lutter contre les discriminations à l’embauche et promouvoir la diversité sur le marché de l’emploi en Région de Bruxelles-Capitale.

Pour des questions de genre, d’apparence, d’origine, d’appartenance religieuse ou encore de santé, des Bruxellois.es sont de facto exclu.e.s du marché de l’emploi. Ces discriminations peuvent intervenir à différentes phases du processus de recrutement. Notamment durant un entretien d’embauche ou lors de l’examen d’un CV. 

« Les discriminations à l’embauche sont une réalité en Région bruxelloise. A l’aune de la reprise économique, nous ne pouvons pas nous priver d’une partie des talents bruxellois. Il faut que les nouvelles opportunités d’emploi profitent à tous les Bruxellois, peu importe leurs caractéristiques personnelles », rappelle Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi.

Les lauréats

La sélection a été réalisée par un jury d'experts composé de : Bruxelles Économie Emploi, Equal.brussels, Actiris, l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes et UNIA). Voici la liste des lauréats :

  1. ATIS – Mamans solo Mamans Boulot. Briser l'isolement social des mères célibataires.
  2. RANDSTAD – BXL plays for diversity. Speed dates entre des entreprises et des chercheurs d'emploi de différents horizons : travailleurs âgés, genre et orientation sexuelle
  3. LEAD – Be My Coach! Programme de coaching par de jeunes professionnels qui s'adresse aux plus de 50 ans
  4. WOMENPRENEUR – Génération W 2021. Programme destiné aux jeunes femmes marginalisées qui sont intimidées par les organismes publics et les entreprises et qui recherchent un soutien et un suivi très précis et individuel.
  5. RAS EL HANOUT – Pourquoi je n’ai pas porté plainte ? Série web de courts vidéo-clips basés sur des témoignages de discrimination.
  6. LES AMIS DU COLLECTIF – Brussels Diversity Employment Tour. Le projet s’adresse aux personnes d'origine étrangère et propose de l'aide au développement personnel, la recherche de stages et d'emplois.
  7. TYN – TYNcluding. Projet qui vise à augmenter l'emploi des jeunes de 18 à 30 ans issus des zones les plus pauvres.
  8. UNIZO – Name & Frame. Création d’un site internet qui présente des informations sur la diversité du marché de l'emploi bruxellois.
  9. AKSENT – Renforcer les softskills via e-learning. Le projet consiste à proposer 5 formules d'e-learning pour renforcer les softskills des personnes de 50 ans et plus.
  10. INTERFACE 3 – 45+@work. Le projet vise à trouver un emploi pour 30 femmes de plus de 45 ans ("seniors") ayant peu ou pas de qualifications, d'origine étrangère et à la recherche d’un emploi depuis au moins un an.
  11. KEEP DREAMING – YouBELong. Le projet constitue à réunir au moins cinq entreprises et 60 talents prometteurs d'origine étrangère.
  12. VIA BRUSSELS – PEPA. Créer un trajet de carrière professionnelle pour un public immigré de première génération.
  13. WYDE – Wyde 2021. L'initiative consiste à organiser un appel à candidats/concours en vue de réunir le plus grand nombre possible de participants pour mettre en avant des profils de référence, inspirants et fédérateurs.
  14. AUTONOMIA – Regarde mes compétences, pas ma différence. Le but  est d'informer et de sensibiliser les personnes handicapées et les entreprises, aux compétences des personnes présentant un handicap.
  15. MATCH – Rainbow Pages. Le projet consiste à créer une plateforme en ligne pour promouvoir des profils de freelancers, d'artistes, de métiers indépendants, d'indépendants, d'entreprises, etc. représentés par des personnes LGBT+, des femmes et des personnes non binaires et/ou font partie d'autres groupes sous-représentés (couleur de la peau, handicap, religion...).
  16. IEDA RELIEF – Promotion de l’emploi pour des ressortissants non-européens. Contribuer à accompagner les demandeurs d'asile, les réfugiés reconnus ou les personnes qui bénéficient de la protection subsidiaire, les personnes arrivant suite au regroupement familial et les migrants économiques qui cherchent du travail dans des secteurs où la demande en main d'œuvre est importante.
  17. MAISON DE JEUNES LA J – Dessinons un monde plus juste. Le projet consiste à créer une bande dessinée sur la sensibilisation à la discrimination au travail.
  18. CAMERA QUARTIER – Les petits reporters. Le projet consiste à créer une série de vidéos qui donnent une voix aux jeunes, leur permettant de donner leur opinion sur la discrimination sur le marché de l'emploi pour les jeunes.
  19. TECHITY – FAIR. Collaborer directement avec les entreprises en leur fournissant un outil qui leur permet de rendre leurs méthodes et pratiques de recrutement plus objectives et équitables. Il s'agit d'un outil qui exclut un grand nombre de critères discriminatoires lors du recrutement.

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Abattage sans étourdissement : sans consensus au sein du gouvernement bruxellois, le dossier avance

Moutons et vaches en prairie - illustration de l'article d'actualité portant sur l'abattage sans étourdissement en Région de Bruxelles-Capitale

Le gouvernement bruxellois n’est pas parvenu à un accord, ce jeudi, pour interdire l’abattage sans étourdissement en Région bruxelloise. Le point est donc retiré de l’ordre du jour du gouvernement et le débat sera poursuivi au Parlement.

Les deux autres régions du pays ont pourtant interdit l’abattage sans étourdissement

La Wallonie et la Flandre ont depuis 2 ans interdit l’abattage sans étourdissement. Les décrets ont été confirmés tant par la Cour de Justice de l’Union européenne que par la Cour constitutionnelle belge.

« La question de l’abattage mérite un débat en Région bruxelloise pour réduire la souffrance animale. Vu les recours formés contre les décrets wallon et flamand, j’ai déclaré attendre les avis des plus hautes instances judiciaires avant d’avancer sur ce dossier. Voilà qui est fait. Aujourd’hui, nous disposons de techniques pour réduire la souffrance animale. Tous les vétérinaires le disent : égorger un animal vivant provoque une souffrance intense pouvant durer de quelques secondes à plusieurs minutes », rappelle Bernard Clerfayt.

Le ministre bruxellois du Bien-être animal a donc déposé sur la table du gouvernement un projet d’ordonnance visant à imposer un étourdissement préalable avant tout abattage, à l’instar des deux régions voisines.  Les débats n’ont pas permis de dégager un consensus suffisant au sein du gouvernement bruxellois. Le débat sera maintenant poursuivi au Parlement.

Le Ministre bruxellois continue le travail pour faire avancer la cause animale

« C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour les animaux. Il est dommage que la réduction de la souffrance des animaux n’anime pas l’ensemble des partenaires du gouvernement bruxellois. La question de l’interdiction de l’abattage sans étourdissement sera débattue prochainement au Parlement. J’espère que les parlementaires bruxellois se positionneront, comme ils l’ont fait en Flandre et en Wallonie, en faveur du bien-être animal », déclare Bernard Clerfayt.

Le Ministre bruxellois continue le travail pour faire avancer la cause animale. Il souhaite que la question de l’alimentation durable englobe également les aspects de bien-être animal, notamment dans le cadre d’une stratégie Good Food 2.0. Enfin, dans le cadre du futur Code bruxellois du bien-être animal, tous les aspects de la vie de l’animal seront abordés, tant le transport que le mode d’élevage.

« Faut-il étourdir ou non l’animal avant l’abattage rituel ? »

Bernard Clerfayt est l'invité de Matin Première ce 14 octobre 2021 - Sujet d'actualité : l'étourdissement avant abattage

Le ministre du Bien-être animal Bernard Clerfayt était, ce jeudi 14 octobre, l’invité de Matin Première. L’actualité du jour : « Faut-il étourdir ou non l’animal avant l’abattage rituel ? » « Est-ce contraire à la liberté religieuse ? – La Cour constitutionnelle estime que non.»

(Nous publions ci-dessous une retranscription quasi intégrale de la séquence de l'interview portant sur la question de l'abattage avec étourdissement préalable.)

Pour le Ministre du Bien-être animal Bernard Clerfayt, « […] Tout le monde le sait, il y a une vérité scientifique sur le fait que les animaux souffrent lors de l’égorgement. […] Le Conseil du bien-être animal a déjà dit il y a quatre ou cinq ans qu’il y a une souffrance animale. L’animal met plusieurs dizaines de secondes si pas plusieurs minutes avant de mourir. Il existe des techniques aujourd’hui, qui permettent de réduire la souffrance animale lors de l’abattage. Ces techniques ont été imposées par la loi, en Flandre et en Wallonie.

La question se posait en Région bruxelloise aussi parce que certains évoquaient la liberté religieuse pour dire qu’il ne faudrait pas imposer cette technique. Je suis très prudent sur cette question, de par mon histoire politique, je suis très attentif à ce que disent les communautés. En tant que Bourgmestre de Schaerbeek je sais très bien que cette question est sensible. Il fallait donc attendre de connaître la vérité juridique, à savoir si cet étourdissement préalable atteint ou non la liberté religieuse. Vous l’avez dit, la Cour européenne de Justice, d’une part, au mois de décembre, et d’autre part la Cour constitutionnelle de Belgique, par un Arrêt récent au mois de septembre, viennent de confirmer, que si on respecte la constitution belge qui protège les libertés religieuses, il s’agit d’une atteinte très marginale aux libertés religieuses, mais qui est proportionnée et légitime. Le cadre constitutionnel permet de dire aujourd’hui que c’est une bonne manière de réduire la souffrance animale. »

Mais ce n’est pas si simple rappelle Thomas Gadisseux, les deux partenaires, PS et Ecolo ont jusqu’ici bloqué l’évolution de ce débat. Pourquoi, cette fois-ci, y aurait-il un changement politique ?

Bernard Clerfayt – « Parce que, il y a deux ans, lors des discussions pour l’accord de majorité, il y avait cette incertitude de savoir si cette volonté de protéger le bien-être animal était ou non une atteinte aux libertés religieuses, c’était cela la question. »

Vous vous protégez derrière un débat juridique pour ne pas avoir à affronter la question communautaire ?

Bernard Clerfayt – « Des recours juridiques avaient été formulés contre le texte wallon et le texte flamand, il fallait attendre que la vérité juridique soit dite, et maintenant les plus hautes instances européennes et belges, en termes juridique, disent ce que la constitution belge permet. Ce sont elles qui protègent les libertés religieuses. »

Vos deux partenaires PS et Ecolo estiment qu’il n’y avait pas d’accord là-dessus lors des négociations. Donc il y aura une liberté de vote, pas de discipline de parti ? […]

Bernard Clefayt – « Les partenaires de majorité m’ont confié le soin de gérer le bien-être animal en Région bruxelloise. Jusqu’à présent personne ne critique la manière dont je m’acquitte de cette tâche : on cherche à améliorer le bien-être animal en Région bruxelloise. Les Flamands et les Wallons ont pris des dispositions qui permettent d’améliorer le bien-être animal sur leur territoire. […] Comme ministre du Bien-être animal je ne peux pas ne pas mettre ce dossier sur la table du gouvernement, vous le comprenez. »

Le PS et Ecolo ont voté ce texte en Wallonie. Ils vont le voter à Bruxelles selon vous ?

Bernard Clefayt – « Vous leur poserez la question : est-ce qu’ils ont une position cohérente sur les différents territoires où ils sont à l’action politique ? […] Moi comme ministre du Bien-être animal je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de souffrance animale lors de l’abattage. Je dois proposer cette avancée et elle me semble légitime et proportionné sur le plan juridique. Toute personne qui vit sur le territoire belge et qui est soumis à la constitution ne peux pas dire que c’est une atteinte grave aux libertés religieuses. Je pense que ce débat qui est un débat de société doit être ouvert aussi en Région bruxelloise.

Il est ouvert, il arrivera donc au parlement. On sait que le Vlaams Belang soutient aussi ce débat. Vous êtes prêt éventuellement à composer une majorité avec un parti d’extrême droite pour faire passer ce texte ?

« Pourquoi pensez-vous que je dépose ce texte au sein de la majorité, du gouvernement ? C’est bien pour travailler en majorité là-dessus, et c’est mon intention. »

PS et Ecolo estiment que ce n’est pas une discussion de majorité car il n’y a pas d’accord de majorité sur ce point.

« Permettez que je mette le point sur la table du gouvernement, qu’on en discute en gouvernement. Il faut prendre un peu de temps, les positions ne seront peut-être pas spontanément convergentes au début, mais cette question de société est importante aujourd’hui. Tout le monde, quand on écoute les enquêtes d’opinion, veut que l’on réduise la souffrance animale.

Vous êtes aussi ministre de l’Emploi en Région bruxelloise. […] Les abattoirs d’Anderlecht, ce sont aussi 200 emplois directs, 200 emplois indirects. Écoutez ce qu’en pense Paul Thielemans, président des abattoirs.

Paul Thielemans – « Nous avons tout simplement peur, car cette activité va tout simplement se déplacer en France ou même en Pologne. Deuxièmement, on va être hypocrite, fermer les yeux, faire importer de la viande avec une étiquette halal, sachant qu’elle est abattue dans un autre pays européen. »

Il y a aussi un enjeu commercial, vous le reconnaissez ?

Bernard Clerfayt – « Je suis bien conscient de cet enjeu, c’est pour cela qu’au gouvernement je veux aussi parler du volet économique. […] Mais Est-ce qu’au nom de l’emploi, on doit accepter la souffrance animale ? Le ministre du Bien-être animal ne peut pas vous dire “oui”. La question du bien-être animal se pose avec acuité, les citoyens, beaucoup d’associations nous le rappellent sans cesse. Ils ne comprennent pas pourquoi, en Région bruxelloise, la souffrance animale serait tolérée alors qu’elle ne l’est pas en Flandre, en Wallonie, en Suède, au Danemark, en Autriche, en Islande, dans plein d’autres pays du monde.

C’est un débat complexe, comme l’a été le débat autour du voile à la STIB, qui a aussi animé la majorité bruxelloise. Il y a une volonté assumée de mener le débat, de faire sauter les tabous […] ?

Bernard Clerfayt – « L’accord de gouvernement n’avait pas avancé sur cette question puisqu’il y avait une incertitude juridique. Certains invoquaient que c’était une atteinte aux libertés religieuses. Cette question n’était pas tranchée. Aujourd’hui, voudriez-vous que je ferme les yeux sur la question de la souffrance animale ? Je suis ministre du Bien-être animal ! Tous les experts vous le disent, tous les vétérinaires vous le disent. C’est une vérité scientifique [la souffrance lors de l’abattage sans étourdissement], que personne ne peut contester aujourd’hui. […]