Formation, transition numérique : les partenariats renforcent les atouts de Bruxelles

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Les invités à la table ronde organisée par Mediaplanet

Mediaplanet a réuni un panel de sept experts autour de Bernard Clerfayt, le ministre bruxellois en charge de la Transition numérique, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et de Barbara Trachte, la secrétaire d'État bruxelloise à la Transition économique et à la Recherche scientifique.

Nous relatons ici quelques extraits des échanges, avec un focus particulier sur les aspects formation et transition numérique.*

La forte exigence de compétences crée un écart à combler

Tant Guillaume Boutin – CEO Proximus Group, que Bruno de Thibault – CEO Touring, font état des efforts et investissements consentis dans les programmes de formation. Ces derniers sont  proposés en collaboration avec les agences régionales pour l’emploi ou les instituts d’enseignement. Malgré cela, les cadres ne sont pas remplis, les processus de formation ne suivent pas l’évolution de la demande de compétences.

Bernard Clerfayt relève la forte exigence en compétences sur le marché de l’emploi bruxellois. Si l’offre en formation est de très bon niveau, et c’est un atout de la Région, Bruxelles est cependant « la plus exigeante en termes de demandes de compétences ». Et de relever l’urgence d'améliorer le niveau de compétences des chercheurs d’emploi, notamment en informatique.

Le Ministre rappelle les partenariats en cours grâce au dispositif des pôles formation-emploi. « Afin de rapprocher la formation des besoins des entreprises, des collaborations sont en place entre les services publics de formation et le privé via les fonds de formation pour travailleurs. Dans la construction, le technique, le digital et la logistique, des pôles formation-emploi définissent les meilleures apprentissages possibles, tant en formation continue que pour les chercheurs d’emploi. »

L’alternance connecte la réalité des métiers et la formation

92 métiers bénéficient en Région bruxelloise d’une solution de formation en alternance, on ici est au cœur de la complémentarité formation – expérience en entreprises. Les formations s’adressent aux jeunes dès 15 ans et à « un public d’adultes de plus en plus important, y compris ceux en reconversion » précise Vincent Giroul, directeur efp formation.

« 80 % des jeunes ayant suivi une formation en alternance trouvent un travail immédiatement. Et pour cause : l’alternance permet de tester tout de suite la réalité d’un métier au sein d’une entreprise et à celle-ci de former sur mesure ses futurs collaborateurs. Il faut continuer de mieux soutenir cette filière d’avenir à l’instar de ce qui se fait en Allemagne, en Suisse et en Autriche. » précise Bernard Clerfayt.

Le Directeur d’efp formation lance à ce propos un appel aux entreprises bruxelloises : « à la mi-janvier dernier, 1.742 personnes cherchaient encore une place de stage ». La motivation des chercheurs d’emploi ne fait pas défaut : 7000 personnes sont inscrites dans ce dispositif de formation en alternance.

Certains domaines d’activités sont moins connus des Bruxellois, et recèlent pourtant un grand nombre d’emplois. Philippe Matthis rappelle l’importance du succès du port et ses « 12.000 collaborateurs directs et indirects ». Il rappelle aussi l’importance de la formation au cœur de l’activité du port : « le personnel bénéficie de plans de formations annuels et nous participons, avec Actiris, à l’engagement de contrats de premier emploi, qui concernent 10 % de nos collaborateurs. »

La formation continue fait partie aussi de la stratégie de pédagogie pratique mise en place par les hautes écoles rappelle Emmanuelle Havrenne, Directrice-Présidente Haute École Ephec. Le partenariat avec les entreprises « se traduit aussi via les 15 semaines de stage en entreprise en fin de cycle, via des entreprises qui proposent des sujets de travaux de fin d’études ».

Innovation et partenariats augmentent la productivité

Innoviris soutient chaque année 300 projets en recherche industrielle précise sa Deputy Director General, Marie-Carmen Bex. Elle illustre l’importance des partenariat et relève que « plus de 30 % des projets sont le fruit d’une collaboration entre plusieurs acteurs et non plus le fait d’une seule institution ».

Emmanuelle Havrenne rappelle les différents aspects de l’innovation dans la formation, nous retiendrons les compétences en termes de « digitalisation et de nouveaux modèles économiques - économie circulaire ou collaborative, e-business, etc ». Dans ce contexte de pandémie, elle précise que « l’innovation concerne enfin les pratiques pédagogiques, qui ont dû particulièrement s’adapter depuis un an avec l’enseignement à distance et les plateformes d’e-learning».

L’innovation est essentielle à l’amélioration continue des connaissances et de notre société rappelle Bernard Clerfayt. « Qu’elle soit technologique ou sociale, elle améliore notre productivité, notre économie, notre pouvoir d’achat, notre confort de vie, la qualité de nos emplois, etc. L’appétence pour l’innovation doit être largement partagée et, partant, l’appétence pour les formations aux STEIM - sciences, technologie, engineering, informatique, mathématiques. Ceux qui sortent de ces filières ont tous directement du travail de bonne qualité et pour longtemps. »

Au final, plus d’emplois grâce au numérique

« Parmi les 92 métiers proposés dans nos formations, pas un seul n’est épargné par la globalisation de la digitalisation. Nous intégrons dès lors les compétences numériques dans tous nos programmes. » précise Vincent Giroul

Bernard Clerfayt met en lumière des opportunités de création d’emploi : « La transition numérique doit être maîtrisée pour créer de l’activité économique. Agoria, la fédération des entreprises technologiques, a mis en évidence que la digitalisation créera bien plus d’emplois qu’elle n’en détruira. Toutefois, la fracture numérique est bien présente : selon une étude récente de la Fondation Roi Baudouin, 15 % des gens ne maîtrisent pas du tout les outils du numérique et près de 40 % les maîtrisent mal. Afin de remédier à cette situation, Bruxelles a développé un ‘plan d’appropriation numérique’ qui accompagne les publics les plus faibles. »

Les données : « une source de valeur ajoutée reproductible à l’infini »

Guillaume Boutin à propos des effets de la crise sanitaire : « […] on n’a jamais eu autant besoin de proximité et de contacts humains. […] Le besoin de proximité créera au contraire une relocalisation des outils de production et de l’Internet. C’est ici une énorme opportunité de réinvention des services digitaux du quotidien, de développement économique et de redéploiement des capitaux vers les filières locales. Un exemple : le boucher au coin de la rue deviendra demain un acteur du web car il sera capable de promouvoir son activité sur Internet. »

Le ministre de la Transition numérique Bernard Clerfayt rappelle la valeur ajoutée de l’exploitation des données. « La digitalisation amène en effet aussi à l’exploitation des données afin d’améliorer les services offerts. C’est ce qu’on voit entre autres avec les Mobility As A Service Platforms (MaaS), des applications qui permettent de trouver toute l’information nécessaire à une meilleure mobilité, entre autres en recourant à l’intelligence artificielle. Tout cela pose néanmoins la question de la sécurité et du caractère public de nos données. Je suis personnellement partisan d’une grande publicité des données, dans la mesure où elles sont inépuisables et qu’elles constituent une source de valeur ajoutée reproductible à l’infini. »

Dans ce domaine en particulier, Guillaume Boutin rappelle tout l’intérêt des partenariats. « La data nécessite une approche conjointe du monde du public et du monde du privé. La souveraineté de la data et les ‘coffres-forts numériques’ sont des sujets dont nous devons nous emparer tous ensemble extrêmement rapidement. Si nous ne le faisons pas, d’autres acteurs européens ou d’ailleurs le feront pour nous ! »

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* Cet article est une synthèse des propos recueillis par Philippe Van Lil pour Mediaplanet

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Sommet Social 2021

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Sommet social 2021 en Région de Bruxelles-Capitale

Le Sommet social de la Région de Bruxelles-Capitale s’est déroulé ce mercredi 24 février. Le ministre Bernard Clerfayt s’y est félicité de l’esprit constructif des échanges. Voici quelques points importants de l’intervention du Ministre.

Face à la crise, nous disposons des outils pour accompagner et former

Il a rappelé les moyens mis sur la table par le gouvernement bruxellois, en mesures d’accompagnement pour les chercheurs d’emploi, comme en matière de formation. Moyens qui sont rendus opérationnels grâce à la contribution des partenaires sociaux.

La Région peut faire face aux conséquences de cette crise. Les instruments sont en place. Et les partenaires sociaux y sont associés.

Orienter les politiques pour qu’elles bénéficient aux chercheurs d’emploi bruxellois

Nous devons orienter nos politiques économiques pour que nos efforts d’aujourd’hui profitent aux chercheurs d’emploi bruxellois. Les intervenants l’ont rappelé, pour tous les Bruxellois qui n’accèdent pas à l’emploi, il y a risque de précarité. C’est pourquoi notre point d’attention doit rester la part de Bruxellois qui accèdent à l’emploi relativement à la masse d’emplois créés sur le territoire régional. Nous constatons un déficit de ce point de vue.

Ce point est vital pour la relance de la Région à court et à plus long terme. Car nos chercheurs d’emplois sont encore proportionnellement trop peu nombreux à accéder aux emplois créés en Région bruxelloise.

Appel à une contribution concertée des partenaires sociaux

Le ministre de l’Emploi et de la Formation a rappelé aussi combien il tenait au travail réalisé avec les partenaires sociaux qui contribuent dans tous les instruments régionaux de la politique de l’emploi et de la formation : Actiris, Bruxelles Formation, les Pôles Formation-Emploi. Ces derniers seront mis en place dans tous les secteurs, tels qu’ils ont été définis dans la déclaration de politique régionale.

Bernard Clerfayt a déclaré rester à l’écoute de toutes les remarques et suggestions qui sont faites le cadre de ce Sommet social, et surtout pour la suite, pour la mise en œuvre des moyens alloués pour renforcer nos outils d’accompagnement et de formation.

Les indispensables : les langues et le numérique

Enfin, il a insisté sur le renforcement des compétences de base pour les Bruxellois moins qualifiés. Dans tous les métiers, la maîtrise de la première langue, et mieux encore, l’apprentissage d’une deuxième langue est indispensable. Il en va de même pour les compétences digitales. Elles deviennent la clé pour l’accès à l’emploi, même pour les emplois peu qualifiés.

Revenu de formation

Extrait de presse
L'Horeca trinque plus à Bruxelles que dans le reste du pays

Extraits de l'article paru dans Le Soir

[…] Le principe [du revenu de formation] figure dans l'accord de gouvernement mais il n'est pas budgété pour cet exercice. Au cabinet de Bernard Clerfayt (Emploi, Défi) on y est tout aussi favorable. « La formation, c'est la base de la relance, précise-t-on à son cabinet. Il faut donc encourager l'entrée et le maintien en formation. Or, une étude de l'ULB a montré que la précarité est un frein : les personnes les plus vulnérables ont tendance à interrompre leur formation professionnelle. »

Raison pour laquelle la majorité régionale s'était donné pour objectif de faire passer, sous cette législature, l'indemnité de formation de 1 à 4 euros par heure. « Nous l'avons augmentée à deux euros en janvier, précise-t-on au cabinet Clerfayt. Dont coût : 4,7 millions. 19.192 personnes en bénéficient. » Pour atteindre les quatre euros cette année, il faut dégager un budget régional. Mais aussi s'assurer que ce complément soit compatible avec les allocations sociales et éviter qu'il soit imposable. Des décisions qui relèvent du fédéral. Au cabinet de Pierre-Yves Dermagne (Emploi, PS), on annonce que le ministre a réglé la compatibilité avec l'Onem. « Nous allons prendre contact avec les cabinets Lalieux et Van Peteghem pour les autres points », conclut-on chez Bernard Clerfayt. […]

"Formez-vous"

Extrait de presse
"Je ne veux pas d'une génération sacrifiée"

Extraits de l'article publié par 7Dimanche

[…] « On augmente aussi le nombre de places en formation (en entreprise,à distance, numérique...) et aussi dans les pôles « formation-emploi »

[…] « J’insiste pour que, chez Actiris, on suive mieux les personnes qui vont perdre leur emploi. J’ai demandé que l’on soit moins exigeant sur la recherche d’emploi vu la crise, mais on doit être plus exigeant sur la formation : formez-vous, enrichissez votre CV avec des langues...

[…] Je vais donc développer une nouvelle prime : la prime Phoenix pour les employeurs qui engagent un travailleur bruxellois entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2021, on va sans doute la prolonger... L’employeur aura une prime pour les 6 premiers mois d’embauche : 500euros par mois pour une personne qui a fait des études supérieures,800 euros par mois pour un diplôme au maximum de secondaire et 500 euros pour les artistes...

L'urgence de la formation, priorité du plan de relance

Extrait de presse
Emploi : priorité à la formation

Extrait de l'article du quotidien Le Soir

[…] A Bruxelles, Bernard Clerfayt (Défi) souhaite mettre l’accent sur le développement des compétences linguistiques des demandeurs d’emploi. Et pour cause : 17,5 % des demandeurs d’emploi inscrits chez Actiris affichent, au mieux, une connaissance « élémentaire » du français ou du néerlandais ! Objectif : développer un parcours automatique d’apprentissage des compétences de base en langues. Même principe pour le numérique.
En outre, toute formation donnée dans la capitale sera complétée par un module numérique. Pour financer ces mesures, un coup de pouce européen serait bienvenu… Par ailleurs, le ministre bruxellois de l’Emploi a glissé dans le PRR le dispositif visant à augmenter l’attractivité des demandeurs d’emploi, notamment la prime Phoenix octroyée en cas de recrutement d’un(e) Bruxellois(e) victime de la crise (inscrit chez Actiris après le 1 er avril 2020). Ainsi que la création de territoires zéro chômeur, qui font pour l’heure l’objet de réflexions avec le fédéral et la Région wallonne. […]

Grâce aux formations en ligne, soyez prêts pour la relance !

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50.000 modules de formations en ligne proposés par Bruxelles-Formation

Bruxelles-Formation lance une nouvelle campagne pour qu’un maximum de Bruxelloises et de Bruxellois boostent leurs compétences et soient prêts pour la relance, grâce aux formations en ligne.

50.000 modules de formations en ligne pour tous

Aujourd’hui, vous avez accès à un catalogue de plus de 30 domaines de formations en ligne pour un total de plus de 50.000 modules de cours allant de la bureautique au numérique en passant par les langues, le commerce ou le management !

Depuis 2016, l’offre de formations en ligne de Bruxelles-Formation s’est largement étoffée et propose des alternatives de choix aux formations en présentiel. Les modules s’adressent à tous les chercheurs d’emploi. Un coaching en ligne est également possible à la demande.

En plus, dans le cadre du Plan de relance bruxellois, tous les travailleurs peuvent bénéficier d’un accès gratuit d’un mois aux formations en ligne, jusque fin 2021. Cet accès gratuit est renouvelable pour les personnes en situation de chômage temporaire.

Une campagne et un accès qui regroupe toutes les formations en ligne

Ce 11 janvier 2021, Bruxelles-Formation lance une nouvelle campagne de communication pour sensibiliser à la formation en ligne les Bruxellois et les Bruxelloises, et ce, qu’ils soient chercheurs d’emploi ou travailleurs et particulièrement celles et ceux en chômage temporaire. En effet, la période actuelle de crise sanitaire est propice pour se former en ligne et élargir ses compétences !

La campagne de promotion des formations en ligne se décline sous forme d’affichages urbains, spots radio, clips sur le web et sur les réseaux sociaux.

Plus de formation et plus d’emplois dans l’économie sociale

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Des moyens renforcés en région bruxellois pour plus de formation et plus d'emploi dans l'économie sociale

Un budget de 13 millions d’euros est débloqué pour financer l’encadrement et la formation de plus de 1620 travailleurs du secteur de l’économie sociale. Cette mesure proposée par le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Bernard Clerfayt concerne 124 structures d’économie sociale.

« […] La crise économique va venir mettre la pression aussi sur les personnes les plus éloignées de l’emploi. Je ne veux pas d’une double peine pour les chercheurs d’emploi de longue durée », déclare Bernard Clerfayt. « […] C'est pourquoi en 2021, un budget complémentaire de 30 millions d'euros sera consacré aux nouveaux emplois d'insertion en économie sociale, au bénéfice 1200 travailleurs supplémentaires».

L’économie sociale, moteur d’insertion

Depuis 2018, l’économie sociale a connu une véritable révolution. Les ambitions de briser le plafond de verre de l’économie sociale et de soutenir la professionnalisation du secteur dans ses missions d’insertion socio-professionnelles se sont concrétisées.

Pour se mettre en conformité avec la nouvelle législation, les structures d’économie sociale ont dû obtenir un agrément.

De nombreux secteurs d’activité sont concernés, dans lesquelles des structures d’économie sociale sont présentes. On y trouve aussi bien de la restauration, que des entreprises de recycling (Petit Riens), de la construction, etc.

La professionnalisation du secteur, comme la grande diversité des activités, font de l’économie sociale un tremplin potentiel vers le secteur traditionnel.

Le programme d’insertion à travers l’économie sociale s’axe aussi bien sur l’accompagnement et l’encadrement des travailleurs du groupe-cible, sur les projets d’acquisition des compétences que sur les projets de mise à l’emploi.

124 structures mandatées

Les entreprises d’économie sociale agréées avaient jusqu’au 30 avril 2020 pour demander ce mandat. Après analyse des dossiers par un Comité d’experts composé d’Actiris et du Conseil Consultatif de l’Entrepreneuriat Social, 124 structures sont aujourd’hui mandatées.

Pour se faire, elles ont mis en application les exigences suivantes : mise en œuvre d’un projet économique, définition de la finalité sociale, gouvernance démocratique et tension salariale modérée.

Parmi les structures mandatées, on retrouve les grands noms de l’économie sociale comme Les Petits Riens, Atelier Groot Eiland, Casablanco ou encore Oxfam-Solidarité.

Quels avantages pour les structures concernées et l’emploi dans le secteur ?

L’objectif dans un premier temps est de renforcer l’aspect formation pour les 1620 personnes déjà en place dans ces structures. En renforçant cette dimension d’emploi formatif on conforte l’employabilité à long terme.

Grâce à la réforme de l’économie sociale en 2018 et le processus d’agrément en 2019, les structures peuvent accéder à des produits financiers. Le mandatement en 2020, a permis aux entreprises de bénéficier d’aides pour engager du personnel du public-cible (Contrats d’emploi de longue durée).

Les 30 millions supplémentaires débloqués dans le budget 2021, vont permettre de quasiment doubler le nombre d’emplois, avec 1200 emplois formatifs de plus.