Égalité contre discrimination, diversité contre racisme

Manifestation à Bruxelles contre les violences racistes

Toujours, ces violences, ces pires meurtres inspirés par le mépris de l’autre parce que différent, nous heurtent et nous mobilisent. Comme ce dimanche devant le Palais de Justice.

Tout crime raciste, engage notre responsabilité. Celle qui consiste à mettre en place tout ce qui peut constituer le socle inébranlable de ce qui nous unit.

En Région bruxelloise, les trois quart de la population sont d’origine étrangère. 180 nationalités y coexistent. Des cultures différentes qui échangent et, au contact les unes des autres, s’enrichissent.

Pourtant, malgré tous les efforts faits par les autorités, les acteurs culturels et sociaux, les associations et les personnes d’origine étrangère pour s’intégrer, pour rechercher un emploi, la violence est toujours présente. Je veux parler ici de la violence au quotidien, plus insidieuse, moins médiatisée : la discrimination raciale, et des mécanismes d’exclusion qui s’en suivent.

Notre émotion est grande face à la haine, mais elle ne peut nous faire oublier de mener des actions pour changer les choses, et inciter tout un chacun à partager et à faire connaître les mesures prises.

C’est pourquoi j’ai estimé utile en cette période de vous rappeler quelques politiques de la Région bruxelloise pour lutter contre les discriminations. Faites-les connaître, activez ces outils pour qu’ils servent toutes les victimes potentielles de discriminations, qu’ils nous servent à tous.

Exemples d’actions contre la discrimination et pour promouvoir la diversité

  • Actiris met à disposition un guichet anti-discrimination qui informe et oriente les chercheurs d’emploi victimes de discriminations.
  • Sur base de faits de discrimination, l’Inspection Régionale de l’Emploi (IRE) peut tester un processus de recrutement suspecté discriminatoire et porter la plainte devant l’inspection SPF emploi, ou demander l’ouverture d’une enquête judiciaire.
  • La lutte contre la discrimination fait partie intégrante de tous les accords sectoriels conclus avec la Région.
  • A l’avenir, nous voulons améliorer le processus des tests de procédures discriminatoires, concrétiser réforme « plans de diversité », améliorer les aides à l’emploi en direction des publics les plus exposés aux discriminations à l’embauche.
  • En Région bruxelloise les aides aux entreprises sont majorées si celles-ci s’engagent à respecter la politique de la Région en matière de diversité. Pour toute entreprise de plus de 100 employés qui bénéficient de ces aides, l’adoption de la charte diversité est obligatoire.
  • La Région a mis en place les Labels diversité qui récompensent toujours plus de lauréats, pour promouvoir la diversité et lutter contre les discriminations au sein des entreprises.

Ces actions et ces outils pour soutenir les personnes victimes de discrimination, nous continuons à les adapter, et à en imaginer d’autres.

Au-delà des solutions politiques pour lutter contre les discriminations, les changements nous devons les réaliser au quotidien, dans une compréhension et une acceptation plus souple, plus ouverte des identités respectives.

Talents, diplômes, qualifications et savoir-faire ne peuvent être perdus, exclus. Tous comptent, car tous sont différents et égaux tout à la fois.

Bernard Clerfayt,
Ministre bruxellois de l’Emploi

Swissport Belgique : 30% des travailleurs concernés sont bruxellois

30% des travailleurs concernés sont bruxellois par la faillite de Swissport

Le secteur aérien est frappé de plein fouet par la crise économique. Swissport annonce qu’il dépose le bilan et se déclare en faillite. 1500 emplois sont menacés, dont 30% sont occupés par des Bruxellois.

La formation et l’accompagnement des personnes qui auront perdu leur emploi seront au cœur des politiques d’emploi. « Nous nous engageons à accompagner toutes les personnes licenciées afin qu’elles puissent rebondir vers un nouvel emploi. En particulier, nous mettrons l’accent sur les métiers en pénurie et les métiers d’avenir.  Dans ce cadre, la formation sera un vecteur incontournable de la relance », déclare le Ministre bruxellois de l’emploi.

Pour le Ministre bruxellois de l’Emploi, il faut prendre en compte dès à présent, dans les plans de relance, l’ampleur des impacts de la crise sur l’emploi des bruxellois.

«Nous nous attendons à une diminution importante de l’activité économique dans plusieurs secteurs. Des situations prévisibles que nous devons anticiper dans nos plans de relance. Ceux-ci doivent s’inscrire dans le plan de relance européen pour une croissance verte, numérique et inclusive. Cette croissance est indispensable à la création d’emploi », ambitionne Bernard Clerfayt.

Covid-19 : Les mesures de soutien au secteur des titres-services prolongées

Le Gouvernement prolonge les mesures de soutien aux aide-ménagères et au secteur des titres-servicess

Sur proposition de Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi, le gouvernement bruxellois a approuvé la prolongation de deux mesures de soutien au secteur des titres-services : l’aide complémentaire au chômage temporaire pour les aide-ménagères et la majoration de l’intervention régionale pour les heures de travail effectivement prestées. Parallèlement, le gouvernement bruxellois a décidé de mettre en place une formation spécifique en vue d’assurer une reprise du travail en toute sécurité.

Reprise très lente dans le secteur des titres services

Le secteur des titres-services bruxellois continue à souffrir fortement de la crise du Coronavirus. La reprise de l’activité reste très lente et les aide-ménagères sont nombreuses à ne pas avoir retrouvé un nombre d’heures de prestations équivalentes à celles d’avant la crise.

« Actuellement, à peine 30% de l’activité du secteur des titres-services a repris. Beaucoup d’utilisateurs renoncent aux prestations, soit pour des raisons de revenus, soit pour des raisons de convenance en raison du télétravail, soit en raison de la crainte de la contamination. Autant d’éléments qui justifient une prolongation des mesures de soutien », détaille Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi.

Deux aides au secteur des titres-services seront ainsi prolongées jusqu’au 30 juin 2020. La première concerne la majoration de l’intervention régionale, passant de 14,60€ à 16,60€ pour les heures de travail prestées. La seconde vise à assurer un complément de 2,50€ brut par heure de chômage temporaire aux aide-ménagères, leur permettant d’atteindre un salaire proche de celui qu’elles perçoivent initialement.

15.264 aide-ménagères ont pu bénéficier de l’aide complémentaire

Jusqu’à présent, 15.264 aide-ménagères ont pu bénéficier de l’aide complémentaire au chômage temporaire, soit 85% des travailleurs ciblés. La Région bruxelloise a également versé une majoration de 2€ pour 65.779 heures de travail prestées.

« Protéger les plus faibles, c’est le leitmotiv qui guide les mesures de gestion de crise. Et c’est particulièrement vrai pour le secteur des titres-services où le salaire brut de base est très faible et ne dépasse guère les 1.200€.  Au total, nous débloquons près de 10.000.000€ pour continuer à soutenir le secteur et surtout ses travailleurs », explique Bernard Clerfayt.

Enfin, le gouvernement bruxellois s’est également accordé sur le financement d’une formation spécifique en vue d’assurer une reprise des activités en toute sécurité tant pour les travailleurs que pour les clients. Le coût de la formation sera entièrement pris en charge par la Région.

Imaginez, proposez et votez… pour que «Brussels hacks the crisis»

Vos idées pour que « Brussels hacks the crisis »

Le Ministre Bernard Clerfayt a proposé au Gouvernement bruxellois de lancer une campagne pour rassembler toutes les idées des Bruxellois pour améliorer la qualité de la vie.

« Depuis le début de la crise, le digital s’impose comme incontournable dans le quotidien des Bruxellois. Je suis convaincu que le digital sera tout aussi indispensable pour l’après et s’avèrera être un outil de choix pour la relance » estime le Ministre de la Transition numérique.

Pour se faciliter la vie de tous les jours, les applications sur Smartphone ou sur le web s'avèrent souvent très utiles. Cela tombe plutôt bien : le programme d’action « Brussels hacks the crisis » est mis en place pour transformer vos suggestions en applications smartphones ou web.

Vous trouverez toutes les informations sur participate.smartcity.brussels et sur www.smartcity.brussels. Faites entendre votre voix, communiquez vos idées, faites-les connaître aux autres Bruxellois et votez ... !

« Brussels hacks the crisis » en plusieurs étapes :

Les idées sont collectées autour de ces thèmes : nouvelles façons de travailler, de se former, d’acheter, de se cultiver et de vivre la solidarité.

Un jury d’experts sélectionne les cinq meilleures idées. Celles-ci seront ensuite soumises au vote des citoyens

Durant le mois de juillet, les deux idées qui auront récolté le plus de votes, seront développées en applications smartphone ou web. C’est l'Open Summer of Code : des équipes d'étudiants créent un prototype d'application concret autour de ces 2 idées.

Partenaires de « Brussels hacks the crisis »  :

La culture, c’est tout ce qui fait que Bruxelles est Bruxelles. Nous voulons qu’elle se déploie à nouveau !

La culture à Bruxelles doit se redéployer, le gouvernement bruxellois vient de valider une aide de 2000 euros aux organisations culturelles de la Région de Bruxelles-Capitale

C’est l’engagement du Gouvernement bruxellois : la subvention spéciale de 2000€ aux organisations culturelles est concrétisée pour tout le secteur culturel. Un Arrêté de Pouvoirs spéciaux a été pris ce jeudi 4 juin par le Gouvernement bruxellois.

« La culture est un élément vital d’une société dynamique. Elle génère une activité économique intense et de nombreux emplois. Les acteurs du secteur culturel au sens large ne doivent pas être oubliés des mesures de soutien. La région se mobilise, aux côtés du fédéral et des Communautés pour aider les structures qui ont échappé à toute forme de soutien.  Cette prime de 2.000 est donc un ballon d’air pour le secteur culturel et créatif bruxellois. Nous aiderons également les professionnels du secteur qui n’ont perçu aucune aide », détaille Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi.

Voici les conditions d’octroi de la subvention spéciale au secteur culturel, validées par le Gouvernement bruxellois :

  • constitution sous la forme d’une entreprise à but non lucratif ;
  • possédant au moins un siège d’exploitation sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale ;
  • employant au maximum 5 équivalents temps plein et ayant subi des pertes de recette ;
  • n’ayant pas entamé de procédure de mise en faillite ou de liquidation avant mars 2020 ;
  • n’ayant pas bénéficié d’une autre aide instaurée par tout autre niveau de pouvoir ;
  • ayant soumis une demande expresse auprès de Bruxelles Économie Emploi (BEE).

952 organisations culturelles en Région de Bruxelles-Capitale auraient droit à la prime unique pour un montant de 1,9 millions d’euros.

D’Ieteren se restructure, accompagnons les travailleurs dans leur transition professionnelle

La mobilité évolue très vite, les filiales automobiles comme D'Ieteren doivent s'adapter

La transformation engagée chez D’Ieteren est accélérée par la crise. Moins de véhicules neufs vendus, mise en place des alternatives comme les voitures partagées ou le covoiturage, ou encore perspectives de reconditionnement et de remise aux normes de véhicules existants, etc. Autant de raisons qui poussent la direction à investir et à restructurer pour répondre aux nouvelles exigences du marché.

Le résultat aujourd’hui est la menace qui pèse sur 211 emplois et c’est regrettable. Mais le contexte d’une restructuration ne doit pas occulter, que derrière ce plan, il existe une volonté d’adapter cette grande filiale automobile aux défis de l’avenir.

Ces emplois ne sont pas nécessairement perdus. Les besoins vont évoluer dans le secteur de la mobilité. La formation et l’accompagnement des personnes qui auront perdu leur emploi sera au cœur des politiques d’emploi pour la relance. « Nous nous engageons à accompagner toutes les personnes licenciées afin qu’elles puissent rebondir vers un nouvel emploi. Dans ce cadre, la formation sera un vecteur incontournable de la relance », affirme le Ministre bruxellois de l’emploi Bernard Clerfayt.

Cette situation est malheureusement prévisible pour d’autres secteurs. Il faut dès à présent anticiper dans le cadre de l’élaboration de tous les plans de relance. « Au niveau fédéral déjà, il faudra un plan de relance ambitieux qui s’inscrive dans le cadre du plan de relance européen et porte une attention particulière à toutes les dimensions de l’emploi : l’accès à l’emploi, la création de nouveaux emplois et le maintien à l’emploi. Au niveau bruxellois également, nous sommes en train d’élaborer un plan de relance à la hauteur des enjeux qui nous attendent », ambitionne Bernard Clerfayt.

Tous les équidés dorénavant mieux protégés en Région bruxelloise

Interdiction des manèges en toute circonstances et pour tous les équidés en Région bruxelloise

« Plus que jamais, nous devons repenser notre relation avec le vivant et les animaux. Souhaitons-nous véhiculer une image d’animaux-esclaves auprès de nos enfants ? Ou au contraire, considérer les équidés de manèges comme des êtres sensibles ressentant douleur et émotions ? », s’interroge Bernard Clerfayt.

Le Ministre bruxellois du Bien-être animal vient de décider de protéger tous les équidés en renforçant la législation interdisant les carrousels à poneys.

« La législation actuelle ne protégeait pas suffisamment les équidés et il est d’ailleurs facile de la contourner en remplaçant les poneys par des ânes ou en s’implantant sur un autre lieu qu’une foire. Soyons conscients que pour le divertissement du public, ces animaux tournent en rond jusqu’à l’épuisement et sont sujets à l’ennui », constate Bernard Clerfayt.

En Région bruxelloise, depuis le 1er janvier 2019, les poneys ne pouvaient plus être utilisés sur les fêtes foraines. Cependant cette interdiction se limitait aux poneys et au contexte particulier des fêtes foraines. Or, d’autres équidés peuvent être exploités, comme les ânes, les mulets, les bardots. Et des manèges peuvent être organisés en dehors des seules fêtes foraines : foires, festivals, brocantes et braderies.

Qu’il s’agisse de poneys ou d’ânes, de fêtes foraines ou de brocantes : les souffrances pour ces équidés sont identiques. L’interdiction devait donc être généralisée, c’est ce que la Région bruxelloise fait à l’initiative de son Ministre du Bien-être animal Bernard Clerfayt.

L’avant-projet d’ordonnance élargit l’interdiction d’exploitation à tous les équidés et vise toute activité lors de laquelle les équidés peuvent être chevauchés par le public en suivant un parcours circulaire. Toutes les manifestations sont dorénavant concernées : fêtes foraines, marchés, braderies, brocantes, kermesses, fêtes de village, festivals et foires.

Précisons que les activités des centres équestres sont exclues du champs d’application de cette ordonnance qui doit encore passer les étapes du Conseil d’État et du Parlement.

Digiskills : évaluez vos dispositions et compétences digitales !

Digiskills, un test en ligne gratuit proposé par Agoria

Depuis le début de la crise, nous utilisons intensément les outils numériques. Le trafic Internet a d’ailleurs enregistré une croissance de 50%.

L’organisation de la production et des services au sein des entreprises suit ce mouvement accéléré de la digitalisation. Leurs collaborateurs et collaboratrices aussi. A fortiori, les chercheurs d’emploi ont à s’adapter et à se préparer en se formant.

En Région bruxelloise, notre économie de services exige dès à présent de la part des collaborateurs une mise à niveau constante de leurs compétences. 90% d’entre eux sont concernés.

Bernard Clerfayt, Ministre de l’Emploi et du Numérique s’engage pour accompagner cette transformation de notre économie et de nos emplois. Notamment en soutenant toutes les initiatives qui visent à améliorer l’employabilité des Bruxellois.

S’autoévaluer et disposer d’un tableau de bord de ses compétences : une première étape indispensable.

Qu’en est-il de mes attitudes personnelles ? Quelles compétences personnelles ai-je développé ? Et mes compétences professionnelles ? Quelle est ma capacité à orienter mes productions en me mettant à la place de l’utilisateur, du client ? Quelles sont mes aptitudes à créer des contenus, à présenter des produits et services avec les outils numériques ?

Pour évaluer vos compétences, et leur pérennité, Agoria vous propose Digiskills. L’outil en ligne et gratuit fait partie du programme Digicoach lancé par la Fédération de l’industrie technologique pour soutenir l’économie belge, les entreprises et leurs collaborateurs.

Résultat : un tableau de bord prospectif

Que vous soyez au travail, au chômage temporaire ou chercheur d’emploi, c’est l’occasion idéale de disposer d’une photographie précise de vos attitudes et compétences dans le contexte de la digitalisation de nos emplois.

Le parcours exige une vingtaine de minutes et le tableau de bord final vous donne aussi une projection de l’état de vos compétences dans la décennie à venir, au regard de la fonction que vous occupez actuellement.

«Le bruit de ces applaudissements résonne-t-il jusqu’aux fenêtres de Maggie De Block ?»

Le métier d'infirmier est parmi les professions en pénurie

Suite à la sortie médiatique de la Ministre de la Santé à propos de la réorientation des chercheurs d’emplois vers la formation d’infirmier, le Ministre de l’Emploi bruxellois Bernard Clerfayt remet les pendules à l’heure.

Il rappelle qu’il appartient à la Ministre fédérale de la Santé d’améliorer le statut social et pécuniaire du métier d’infirmer et d’infirmière. Sans cela, les efforts des Régions pour orienter les chercheurs d’emploi vers ce secteur ne porteront jamais leurs fruits. L’engouement n’aura pas lieu et la pénurie continuera.

« Les applaudissements entendus depuis près de deux mois, tous les soirs, dans toutes les rues du pays, plaident pour une revalorisation du statut d’infirmier. Le bruit de ces applaudissements résonne-t-il jusqu’aux fenêtres de Maggie De Block ? », se demande Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Depuis longtemps, en Région bruxelloise, nous sensibilisons les élèves, les chercheurs d’emploi, ceux qui souhaitent changer d’orientation professionnelle... à s’orienter vers les métiers en pénurie qui garantissent un emploi à la sortie des études où de la formation.  

Parmi ceux-ci, le métier d’infirmer, en pénurie sans interruption depuis 1998. C’est dire si la situation est connue et dure depuis longtemps. Dès lors, la question à se poser est pourquoi le métier d’infirmier reste un métier en pénurie depuis plus de 20 ans ?

D’abord parce que les conditions de travail sont dures et exigeantes : travail de nuit, horaires décalés, risques professionnels, stress, etc. Mais aussi parce que les conditions salariales ne sont pas suffisantes pour attirer assez de candidats et pourvoir tous les postes vacants. C’est là que le bât blesse et c’est à ce niveau que seule la Ministre Fédérale pourrait agir plutôt que de lancer des formules magiques.

(Photo libre de droits : Piqsels)

Bernard Clerfayt sur Facebook Live : «Beaucoup de travailleurs généralement moins bien considérés viennent de montrer leur rôle important dans la société.»

Bernard Clerfayt sur Facebook Live

Les questions furent nombreuses ce lundi 18 mai sur le Facebook Live de Bernard Clerfayt. Voici un compte-rendu des principaux sujets. D’autres ont été abordés par le Ministre de l’Emploi et de la Formation lors de son interview de vendredi sur BX1

(Voir ou revoir ce Facebook Live ici)

Aide-ménagères : cela aurait pu être dramatique !

Interrogé à propos de sa politique dans le secteur des titres-services, le Ministre de l’Emploi rappelle d’abord qu’il fallait se tenir très vite en alerte vis-à-vis de ce secteur qui emploie des aide-ménagères dont les revenus sont au bas de l’échelle des salaires. Pour elles, les conséquences pouvaient être dramatiques en cas de perte importante de revenu. Grâce à la prime décidée par le Gouvernement bruxellois, leur revenu a pu être maintenu à 95% du salaire plein. Cette prime venant compléter le chômage temporaire.

Rester lucide et engager les pouvoirs publics dans la relance

Comme à son habitude, Bernard Clerfayt fait preuve de lucidité quand il analyse la situation de crise que nous vivons, déjà devenue crise économique et sociale. Il rappelle que certains secteurs sont toujours à l’arrêt et que Bruxelles compte 170 mille chômeurs temporaires. La période de baisse du chômage est donc révolue pour l’instant. Le Ministre de l’Emploi plaide avec force pour que les mesures de chômage temporaires soient prolongées.

À la suite d’une question posée à propos des interventions de la Région bruxelloises dans le cadre de la crise, le Ministre a rappelé que les droits passerelle étaient couverts par le Fédéral. La Région n’a pas à suppléer dans ce domaine. « On a déjà dépassé 350 millions d’aides pour tous ceux qui ne sont pas concernés par les interventions du Gouvernement fédéral et on a maintenu toutes les subventions courantes pour permettre aux secteurs soutenus habituellement par la Région bruxelloise de passer le cap. »

« Partout les États vont puiser dans leurs caisses pour soutenir les dépenses sociales et pour soutenir les secteurs économiques » rappelle-t-il. On annonce déjà un déficit supplémentaire de 20 à 25 milliards en plus au niveau Fédéral, à Bruxelles on aura 500 millions de déficit en plus. Ce rôle de soutien et de relance est normal en cas de crise.

Il faudra compléter nos plans de crise

Enchaînant sur une question à propos de la politique de la santé à la lumière de cette crise sanitaire, Bernard Clerfayt insiste avant tout sur le constat qui mérite d’être fait : « notre système de santé a globalement bien résisté, ce n’a pas été le cas dans d’autres pays ». Après avoir souligné l’engagement professionnel et humain extraordinaire de tous les prestataires dans le secteur de la santé, ne Ministre pointe une première lacune qu’il faudra combler dans les mois à venir. « Nous avons des plans de crise pour bon nombre de situations, mais pour une crise de ce type, nous n’avions pas de plan d’intervention spécifique, pas de préparation suffisante. L’Allemagne par exemple a pu réagir beaucoup plus rapidement. » Un autre point d’importance développé par Bernard Clerfayt concerne la nécessité de revaloriser le statut du personnel de santé : « depuis longtemps il y a une demande des institutions, des hôpitaux pour cela ». Le Ministre de l’emploi souligne d’ailleurs qu’il y va des capacités de recrutement de ces institutions.

« Il fallait assouplir les mesures pour les refuges »

Durant le confinement strict, il a aussi été question du bien-être animal, et de la santé des animaux hébergés en refuge. Le Ministre du bien-être animal a rappelé que sa première inquiétude concernait le soin à apporter aux animaux par les bénévoles des refuges et le risque d’un surplus d’animaux accueillis. Sa première démarche a été d’intervenir auprès des autorités fédérales pour que les mesures puissent être assouplies. Le Ministre a d’ailleurs relayé différentes questions en lien avec le bien-être animal. L’important est que les animaux aient pu être soignés et que les adoptants aient été nombreux à accueillir un animal durant cette période.

Bruxelles et le Conseil National de Sécurité

À propos de la Participation de la Région de Bruxelles-Capitale au Conseil National de Sécurité, le Ministre Bernard Clerfayt rappelle que, « formellement, les Régions ne sont pas membres. Les ministres-présidents y ont été invités à titre consultatif ce qui est une bonne chose. » Cependant le Ministre regrette qu’il ait été décidé de ne pas aider plus la Région bruxelloise « alors que Bruxelles soutien 20 % de l’activité économique du pays » a-t-il rappelé.

Masques obligatoires ?

Interrogé à propos du port du masque obligatoire le Ministre rappelle que la décision de l’obligation en la matière est une compétence du Fédéral. Quant aux aspects plus pratiques il précise « que le premier geste barrière c’est se laver les mains, ensuite distanciation. Ensuite le masque. Le masque n’est pas une protection suffisante, les autres gestes barrières sont indispensables. » Bien-sûr il est indispensable dès que les distances de sécurité risque ne pas être maintenues, comme dans les transport en commun, chez le coiffeur.

Les métiers à revaloriser

«Beaucoup de travailleurs généralement moins bien considérés viennent de montrer leur rôle important dans la société». « Il faudra veiller à réduire les inégalités, revaloriser ces métiers indispensables, utiles pour notre sécurité, notre santé. »

La crise accélère les changements

Le monde du travail change sans cesse. La crise est un accélérateur de changements. On fait appel à la technologie pour toute une série de démarches. « Les administrations Bruxelloises sont en demande d’aller plus vite, la demande de changement est fabuleuse. » Aujourd’hui plus personne ne remet en question que « La maîtrise des outils numériques est une condition nécessaire pour trouver un emploi. Nous allons devoir élargir les formations en ligne, dans le secteur du digital. »

Le Ministre de l’Emploi en profite pour lancer un appel : « À ceux qui sont en chômage temporaire : profitez-en pour compléter vos compétences. » Il rappelle aussi les secteurs en pénurie : santé, construction, transport. Il faudra répondre à cette pénurie. Pour la construction, c’est un enjeu important face au changement climatique (nouvelles techniques de construction passive).

Les communes en première ligne face à la crise

Pour terminer, comme Ministre des pouvoirs locaux et Bourgmestre empêché, je suis convaincu que les communes ont un pouvoir certain pour traiter la crise. La grande majorité des communes ont des finances saines depuis deux ans.
« C’est une décision que j’ai prise : les communes peuvent utiliser leurs bonis cumulés pour faire face à la crise. Par la suite, on va voir celles qu’il faut aider le plus en fin d’année. » Rappelons que le soutien de la Région aux CPAS vient d’être augmenté de 30 Millions.

Notre société est résiliente

Pour conclure le Ministre constate que « Cette crise nous remue beaucoup mais elle nous montre aussi combien résiliente est notre société et combien nous sommes capables de faire face à une pandémie comme jamais nous ne l’avions imaginée. »